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Bibiane KOULOUMBOU, coupable idéale: pourquoi cette amnésie récurrente chez certains natifs du POOL ?

Bibiane KOULOUMBOU, coupable idéale: pourquoi cette amnésie récurrente chez certains natifs du POOL ?

 

Par  Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI

Nous avons tous en tête désormais, la fameuse phrase sortie tout droit des officines marxiste léninisme de l’époque (1977):  «Bakongo babomi  Marien » après le triste forfait commis par le clan sanguinaire d’Oyo : L’assassinat du Président Marien NGOUABI. Et maquiller les preuves de cet ignoble assassinat  pour accuser  le paisible peuple Kongo du Pool.

Faudrait dire que la formule marche tellement bien qu’elle est utilisée à tour de bras depuis 44 ans. Comme le dit si bien cette maxime : « Celui qui contrôle le passé,  a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent contrôle le passé»

Au moment ou le bourreau de la démocratie congolaise essuie ses pieds maculés de sang de Guy Brice Parfait Kolelas, sa dernière victime, pas encore inhumé, les officines de la propagande de la mort ouvrent un front de diversion pour ne pas saborder son opération de digestion : L’investiture.

Habitué aux faits croustillants bien calibrés pour appâter les populations du POOL toujours prompt à sauter sur  ce genre d’informations pour crier vengeance. Le nom bien KONGO (Kouloumbou), un enfant du terroir est jeté en pâture, livré aux chiens de la vindicte populaire et des snipers du net, comme le coupable idéal ayant porté le coup  fatal a Guy Brice Parfait KOLELAS. Ainsi BIBIANE KOULOUMBOU, devient le Hitler des laris-Kongo, la femme à abattre. On n’a jamais résumé de manière aussi lapidaire l’obsession des pouvoirs totalitaires à modifier, la vérité en fonction de leurs besoins de propagande du moment, le souvenir laissé par les événements passés. Et comme tétanisé par la quête du coupable, on se jette sur l’information  manipulée,  tête baissée et crocs dehors pour assouvir une soif de  vengeance sur un appât qui a été jeté par ce manipulateur patenté qui est Sassou.

KOULOUMBOU est-elle le bon coupable ou juste une fusible ?

Ne vous vient-il pas à l’esprit l’idée que le passé est malléable et qu’il peut être modelé et remodelé à volonté comme a toujours su le faire  le dictateur  SASSOU.  Nous devons avoir en permanence en mémoire l’héritage qui s’impose à nous. Nous avons le droit d’y jeter un regard critique, mais nous n’avons pas le droit de l’effacer.

Ainsi ne jetons pas le discrédit sur l’une des nôtres sans des preuves irréfutables. Ne serions-nous pas en face d’une réitération du passé, d’un réarrangement opportuniste à des fins politiques et tribaux ? Allons-nous arranger la situation en élaguant les feuilles et laisser les branches et les racines continuer à proliférer ?

Comme le dit souvent mon frère et ami JR AMEDE KIMBEMBE Dia KIMBEMBE ‘ NSIMOU NI MAYELA’ (Se souvenir c’est l’intelligence)

Qui ignore celui qui a fomenté l’assassinat de MARIEN NGOUABI ? Qui a fomenté le coup d’Etat ayant provoqué la décapitation de notre jeune démocratie ? Qui envoie des agents aller tenter d’empoisonner Jean Marie Michel MOKOKO ? Que faites-vous des aveux de JD OKEMBA et de Firmin AYESSA ?

Il faut noter que la fabrique de la culture moderne de l’amnésie par les officines sassouistes vous pousse à ne plus vous souvenir. Le fait de tomber dans l’oubli vous entraine dans une sorte d’étourderie, de distraction,  d’amnésie collective pour ne voir plus que ce l’on vous dis et non pas ce que votre cerveau vous dit, vous éloignant ainsi de  la vérité . Je vous exhorte mes frères et sœurs de  laisser travailler votre cerveau pour comprendre que le vrai coupable n’est pas forcement celui que l’on nous montre.

Pour ma part, je suis persuadé que le nom des KOULOUMBOU n’a pas été choisi au hasard, il a été bien pensé par un système mafieux spécialisé dans la déformation de la vérité et qui connaît qui est le véritable coupable.

Je demande à tout ceux qui veulent aller passer à tabac cette dame de se poser les questions suivantes:  Est-elle la première victime de cette machination meurtrière des officines du mal ?  Ce crime a-t-il profité à sa famille ?  Avait-elle les moyens de l’ élaboration, l’organisation jusqu’à l’exécution de cet odieux crime, si cela s’avérait être vrai que ça soit elle ?  Est-ce qu’en utilisant elle-même cet instrument  empoisonné (micro) ne pouvait-elle pas s’auto-empoisonnée ?  Dans quel but aurait-elle fait ça?

Voyez -vous mes amis de lutte, comme on le dit chez nous «  BANTU BO KA BENA BANTU KO »

Mettons de l’eau dans notre vin, malgré la douleur, malgré les injustices, malgré nos cœurs qui saignent  gardons notre humanité et notre dignité. Laissons B. KOULOUMBOU donner sa version des faits, ne continuons pas à sacrifier les nôtres pour leur pouvoir. Ne nous trompons pas de cible.

Jean-Claude BERI

 

 

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