Politique, Société

Congo-Brazzaville : des gouvernants faussaires et dangereux en acte

Congo-Brazzaville : des gouvernants faussaires et dangereux en acte

Ghys Fortuné BEMBA-DOMBE

 

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

L’on se souviendra qu’une tricherie électorale avait savamment été organisée à la présidentielle du 21 mars 2021 par la commission nationale électoral indépendante (CENI), acquise à la cause non seulement du général d’armée et candidat à sa propre succession, Denis Sassou-Nguesso, mais aussi à la cause de ses lieutenants.

Après l’investiture du chef de l’Etat Denis Sassou-N’guesso, le 16 avril 2021, pour un mandat de 5 ans (2021-2026), et après la nomination du gouvernement Makosso I, le 15 mai 2021, les aveugles croyaient que le Congo-Brazzaville irait sur des roulettes. Grosse erreur ! En effet, les acte posé çà et là par les dignitaires autocrates du pouvoir de Brazzaville, dignitaires qui sont, pour la plupart d’entre eux, des pseudo-Francs maçon, confirment les maximes ci-après : « Chassez le naturel, il revient au galop » ; « Après moi, c’est le déluge »;  « tout pour nous, rien pour le peuple ».

Décryptage en trente-six actes

Acte1 : Rigobert Roger Andely, Universitaire formé à Clermont-Ferrand (France), fut remercié de son poste de Vice-Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), en 2010, à la suite d’un scandale qui avait secoué cette institution financière.

Depuis le 15 mai 2021, il est redevenu Ministre des finances, du budget et du portefeuille public. Malheureusement, il continue de s’engouffrer dans les méandres des mafiosi. La preuve : dans ses déclarations, il ne fait pas allusion aux mesures imposées par le Fonds monétaire international (FMI) pour que son gouvernement bénéficie des aides financement spéciales prévues par cette institution de Bretton Woods. Il parle seulement de Traders.

Courant juillet 2021, Rigobert Roger Andely a encouragé le bradage d’une propriété Immobilière bâtie sur une superficie 45.OOO mètres carrés, en plein centre-ville de Brazzaville, et au bord du fleuve Congo qui sépare centre-ville et Kinshasa (capital de la république démocratique du Congo-RDC). Ce bradage est d’un montant de 900 millions de francs CFA seulement (soit 20.000 francs CFA le mètre carré) !

A la vérité, ce bradage de patrimoine immobilier de l’Etat fera disparaître le plus grand chantier naval du Congo de l’époque (CHACONA), qui était destiné à sa création, à la construction, à la réparation et au montage de bateaux. De même, les mouvements de grue vont disparaître à cet endroit. Conséquence immédiate : les unités navales du Congo Brazzaville, même pour des réparations minimes, devront se tourner vers Chanimetal, à Kinshasa, RDC. Ce qui provoquera un manque à gagner au budget de l’Etat du Congo Brazzaville est une dépendance totale de ce pays vis-à-vis de son voisin d’en face ! Il faudra donc se déplacer. Or, le discours actuel, de par le monde, se conjugue en termes de rélocalisation des industries

Finalement, tout le secteur naval de ce pays de transit, de par sa position géographique en Afrique centrale et au bord de l’Océan Atlantique, va s’effriter, inéluctablement.

Il est donc aberrant de voir des Ministre (Pierre Mabiala des affaire fonciers ; Jean Marc Thystere Tchikaya des Transport ; et Ludovic Ngatsé délégué au Budget représentant Rigobert Roger Andély) céder 45OOO mètres carré à de pseudo investisseurs qui vont y réaliser, soi-disant, un projet de centre commercial d’une valeurs de 100 milliard de francs CFA, alors qu’ils sont  incapable de payer 13 milliard de francs CFA d’arriérés des droits réclamés par les ex travailleurs de l’ex Agence trans congolais  de communication (ATC/CNTF, etc …)

Scandale, la société immobilière MOKA, autorisée à y construire un centre commercial (si c’est bien celle basée en France avec des bureaux fantômes) inquiète de par son capital social de moins 1000 Euros.

Quelle honte pour ces Ministres qui ont apposé leurs signatures sur ce contrat de dupes ! Comment ces pseudo-Francs maçon du Congo-Brazzaville ne peuvent-ils pas penser à leurs pays, alors que les patrons des loges maçonniques et croyants que nous avons côtoyés en Occident au cours de nos enquêtes bâtissent leurs nations et autres ?

Quel héritage le président Denis Sassou Nguesso et son premier ministre Anatole Collinet Makosso vont-ils laisser aux Congolais. Autant de questions qui taraudent les esprits qui errent au « Royaume Congo », au beau milieu des cadres imbues du droit de vie ou de mort de leurs « sujet ».

Anatole Collinet Makosso doit…

Le commun des mortels pense que si le premier ministre, A. C. M, n’a pas pu reconduire à leurs postes des directeurs nommés récemment par ses Ministre (sans respect de parallélisme de forme), rien ne l’empêche désormais d’annuler ce bradage du patrimoine national au bord du fleuve Congo, et d’arrêter les différents projets fallacieux de cession sur l’ensemble du territoire national. C’est le cas du projet Réseau fibre optique dans tout le pays jusqu’à la frontière Gabon, projet que le régime de Brazzaville s’apprêterait à confier aux parents du président Sassou, et autres apparatchiks.

Si cette gestion folklorique n’est pas stoppée, les négociations avec les partenaires techniques et financiers (PTF), qui voudraient aider le Congo Brazzaville à sortir du gouffre, risquent de patiner à nouveau. Dès lors, de lourdes conséquences sont à craindre.

Un sentiment de révolte et de tristesse

Révolte hantent les personnes que nous avons interrogées au sujet des comportements. Ces personnes pensent que de nombreux gouvernants ont juré de transformer le Congo en propriété privée en s’appropriant tous les pans du tissu économique par des prête-noms qu’ils tiennent à gérer de génération en génération.  Ces personnes ont-elles tort de raisonner ainsi, au vu de tout le bradage qui se fait çà et là ? Pire, pourquoi créer un gouvernement bis “Task force économique » qui compte 9 membres du gouvernement Makosso I géré par le sinistre Gilbert Ondongo ? Comment aller traiter des affaires chez Ondongo alors que le premier ministre et son gouvernement sont rémunérés pour sa ? Cette Task Force qui reçoit des instructions du soit disant président de la République et du premier ministre semble être une grande nébuleuse. D’ailleurs, les éditions, Africa Intelligent du 23/07/21, L’Horizon Africain du 22/07/21, Zenga-Mambu du 20/07/21 reviennent sur ce sujet

Il sied de dire que, « l’absence total des scrupules semble être illimitée chez ces gouvernants. Au lieu qu’on leurs fasse le reproche, on les acclame au contraire »

En définitive, ce n’est pas à A. C. M (qui, depuis fort longtemps s’est souvent prononcé sur bon nombre de sujets et diverses négociations au plan international, avant qu’il ne soit premier ministre) que, nous allons apprendre la leçon suivante « Les humiliations, les frustrations et les injustices sociales sont généralement à la base de soulèvements populaire dans le monde. La gestion opaque de respublica (la chose publique) et le manque de justice sociale découragent les partenaires au développement (PAD).

Prochainement, Acte2 : le démagogue Sassou et ses ministres tels que Collinet Makosso, Gilbert Ondongo et Lydia Mikolo

Ghys Fortuné BEMBA-DOMBE

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