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Congo-Brazzaville : Monsieur Denis Sassou Nguesso, Général de corps d’armée aux abonnés absents.

Congo-Brazzaville : Monsieur Denis Sassou Nguesso, Général de corps d’armée aux abonnés absents.

Par    Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Alors que le territoire congolais est rrégulièrement envahi par l’armée angolaise en toute impunité, le Chef suprême des forces armées congolaises brille par son mutisme, et son gouvernement par un silence de cathédrale tant le sujet est sensible. Il en va de la survie de cette dictature aux pieds d’argile.

Le but d’une armée nationale structurée c’est de protéger et de défendre en cas d’agression l’intégrité territoriale du pays, et non de faire la guerre à des paisibles populations du département du Pool en commettant des crimes de guerre et contre l’humanité, d’assassiner à son domicile les partisans de feu Colonel Marcel Tsourou avec une force disproportionnée, de pourchasser le Capitaine Pierre Anga avec sa mise à mort dans une chasse à l’homme sans précédent digne de la traque d’un gibier. Voilà les seuls faits de gloire de nos forces armées congolaises. C’est pitoyable.
L’armée avec le service militaire d’un État nation, est aussi utilisée pour renforcer l’unité nationale et le patriotisme.
Déployées à l’extérieur du pays dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), nos forces armées congolaises brillent par leur indiscipline, le viol et le vol au point d’être renvoyées au pays car plus nuisibles qu’utiles. Malgré les instructions du général de division Guy Blanchard Okoï, Chef d’État-major général de l’armée du Congo-Brazzaville qui les avait instruits sur la discipline qui devait être de rigueur, ces pieds nickelés de la milice de monsieur Denis Sassou Nguesso ont fait tout le contraire. Ainsi, l’opprobre s’était abattu sur le Congo-Brazzaville. Des militaires congolais du contingent de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) avaient été cités dans des affaires de meurtre en 2014 dans la localité de Boali.
Afin de sauver les apparences, Le Congo soi-disant respectueux de « ses engagements internationaux » et « non nationaux » avaient voulu sauver la face en organisant un procès le 25 avril 2018 contre trois militaires (un commandant, un sergent et un soldat de première classe) membres du contingent congolais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) en 2014. Ces militaires avaient été condamnés à trois ans de prison ferme par la justice congolaise pour crime de guerre en République centrafricaine. Autant dire que c’était une tape sur les doigts pour des crimes de guerre, là où d’autres risquent la prison à vie. Ainsi va le Congo-Brazzaville, comme pour le procès des disparus du Beach où tous les accusés furent acquittés et seul l’État congolais en tant que personne morale avait été condamné.
Sous le prétexte que le commandant de zone de Pointe-Noire et du Kouilou, le général Jean Ollessongo Ondaye, Chef militaire et businessman, se livre à Pointe-Noire à un juteux trafic d’armes avec le FLEC (Front pour la libération de l’enclave du Cabinda), l’armée angolaise qui revendique le Cabinda, poursuit ces derniers jusque dans le territoire congolais au nez et à la barbe des pléthoriques Colonels de l’armée congolaise nationale, avec des Congolaises et des Congolais tués à la clé.
Les forces armées angolaises dans leur habile communication ne se privent pas de dire que ce sont eux qui ont installé monsieur Denis Sassou Nguesso au pouvoir en lui donnant un coup de pouce décisif avec la prise de la ville de Pointe-Noire et l’appui de feu Colonel Marcel Tsourou (hélas si jeunesse savait), et qu’ils peuvent le destituer en marchant sur Brazzaville.
Sentant la menace sérieuse, monsieur Denis Sassou Nguesso se terre à Oyo, prêt à s’extirper du pays en cas de chute du pouvoir à partir de son aéroport privé d’Ollombo.
Où est passé le général de division Guy Blanchard Okoï, Chef d’État-Major de l’armée du Congo-Brazzaville ? Le peuple congolais a le droit de savoir ce qui se passe dans son pays. Une annexion à l’Ukraine d’une partie du territoire congolais par les forces armées angolaises n’est pas à exclure, sous le fallacieux prétexte de la création d’une zone tampon afin de mieux combattre et « de se débarrasser » des combattants du FLEC.
Tous les généraux congolais nommés sur la base tribale ou courtisane se cachent. Ils sont passés maîtres dans l’entreprenariat que dans l’art de la guerre. Ils préfèrent profiter des avantages matériels et de l’abus de pouvoir sur les Congolaises et les Congolais que leur procurent leur statut que de défendre le peuple congolais. Ils ne sont pas prêts à mourir pour la nation congolaise car ce sont des poltrons. Tant qu’Oyo, la capitale politique du Congo-Brazzaville, n’est pas attaquée, aucun militaire congolais ne risquera sa vie pour le peuple congolais. Cela relève d’un pacte mafieux entre les officiers congolais et monsieur Denis Sassou Nguesso le faiseur de rois.
Les dessous des cartes géographiques sont tout autre. La zone tant convoitée par les Angolais, à l’origine des leurs multiples incursions de leur armée sur le territoire congolais est riche en pétrole onshore, donc facilement exploitable. Ce n’est pas l’envoi des ministres de l’Intérieur et de la Défense du Congo-Brazzaville auprès de leurs homologues angolais pour s’excuser sur les agissements mafieux du général Jean Ollessongo Ondaye (membre éminent de la famille présidentielle donc intouchable) qui va dissuader les Angolais de passer à l’attaque. Devons-nous comprendre que monsieur Denis Sassou Nguesso n’a pas encore soldé sa dette envers les Angolais car ces derniers deviennent impatients ?
L’histoire nous apprend que Laurent-désiré Kabila a conquis le pouvoir en RDC (La République démocratique du Congo) avec l’aide du Rwanda et de l’Ouganda. Quand ce dernier a voulu se rebeller contre ses anciens alliés qui pillaient son pays en ressources minières, il fut liquidé sans autre forme de procès.
Le monde bouge. Devant nos yeux certains dictateurs sont en train de redessiner la carte du monde, les frontières de certains pays en les agressant. Cela donne en Afrique des idées à certains autocrates éclairés. N’oublions pas que le Soudan a été coupé en deux pays avec la naissance du Soudan du Sud sous la houlette des Occidentaux avec leur allié indéfectible l’ONU, l’Organisation de Nations unies ; Lesquelles ? Le Soudan du Sud est l’un des pays les plus corrompus du monde comme l’Ukraine avant la guerre ; Pays dans lequel, le Soudan du Sud, le Président et son vice-président se livrent une guerre acharnée par puissance occidentale interposée.
Certains dirigeants occidentaux médiocres avaient proposé l’annexion d’une partie de la RDC (La République démocratique du Congo) par le Rwanda. Heureusement que les Congolaises et Congolais de la RDC s’étaient fortement opposés et tenaient à leur intégrité territoriale. Le Rwanda, ce petit pays d’Afrique de l’Est avec ses 26 338 km² et une population de 11 952 693 millions d’habitants ne peut s’élargir géographiquement. Ainsi, il va acheter des terres à exploiter dans les pays environnants, en échange de la protection militaire et de la survie de ces régimes qu’ils offrent en signant des partenariats mercenaires notamment au Congo-Brazzaville. Le Congo-Brazzaville est un pays de 342 000 km² avec une population de 5,381 millions (2019).
Après avoir désarmé la police nationale, l’armée nationale au profit de sa garde républicaine tribale surarmée, les frontières du Congo-Brazzaville sont devenus perméables au grand bonheur des malfrats armés de tout genre. Seul monsieur Denis Sassou Nguesso et sa famille sont protégés par ses supplétifs au Congo-Brazzaville. Pour le peuple congolais ce sera advienne qui pourra si vous vous retrouvez encore en présence des forces armées angolaises comme pendant la guerre civile sanglante du 05 juin 1997 qui fit 400 000 morts soit un dixième de la population congolaise, avec ces mêmes Angolais en appui à monsieur Denis Sassou Nguesso. Cette guerre permit à monsieur Denis Sassou Nguesso de retrouver son trône royal, lui qui considère le Congo-Brazzaville comme un animal pris dans une gibecière qu’il convient de ne plus relâcher ; Drôle de conception de la démocratie.
Pour effectuer des exercices de tirs, l’armée congolaise nationale doit faire une demande de munitions à la Présidence de la république (Garde républicaine). Beaucoup d’officiers et sous-officiers congolais républicains veulent vite partir à la retraite pour ne plus continuer à subir ces humiliations.
Peuple congolais, avec la mauvaise gestion de nos ressources, monsieur Denis Sassou Nguesso se plaît dorénavant à céder nos territoires aux étrangers (nous ne sommes pas xénophobes) pour les exploiter, et en plus il est incapable de protéger les frontières de notre beau pays le Congo-Brazzaville.
Pour aller attaquer et massacrer les populations du Pool, monsieur Denis Sassou Nguesso met en place le plan macabre Mouébara du nom de sa défunte mère. Mais quelle mère qui donne la vie accepterait de voir son nom associé à un projet lugubre de tueries de masse ? Nous ne sommes pas dans la tête de monsieur Denis Sassou Nguesso.
Allons mon général de corps d’armée ayez un peu de courage pour nous montrer que vous n’avez pas usurper vos galons, et votre titre de Chef suprême des forces armées congolaises !
À l’heure où l’embauche avec un faux diplôme dans la fonction publique est passible au Congo-Brazzaville de 30 ans de réclusion criminelle avec une période d’inéligibilité de 10 ans pour certains députés, quelle peine risquez-vous mon général de corps d’armée pour haute trahison pour trouillardise ? Aucune, car vous incarnez à vous tout seul le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, les 3 piliers indépendants qui incarnent le pouvoir dans un État démocratique.
Au Congo-Brazzaville tout est faux. Même le Président de la République n’a pas la légitimité du peuple congolais.
Les médias nationaux à votre solde brillent par une omission pécheresse dans l’information du peuple congolais qui a droit à la vérité.
Allons enfants de la patrie congolaise, notre pays est en danger de balkanisation. C’est à nous toutes et à nous tous de le défendre, et non les soudards de l’armée congolaise composée des généraux entrepreneurs, des colonels faibles ou forts et des hommes de rang pétochards.
Nos forces armées n’ont pas l’amour de la patrie chevillé au corps, mais plutôt brillent par un sectarisme du fait d’une appartenance tribale qui prend le dessus sur nos valeurs. Ceci est la conséquence de ce que vit le peuple congolais au quotidien avec la violation de ses droits fondamentaux. Ce n’est pas le Congo-Brazzaville que nous voulons, et dont les valeurs intangibles sont l’unité, travail et progrès comme l’avaient pensé nos Pères fondateurs.
Tout doit être rapidement mis en œuvre pour le dialogue avec les Angolais afin de dissiper tout malentendu, et de permettre à nos concitoyennes et nos concitoyens de vivre paisiblement sur la terre de leurs ancêtres.
Au général Jean Ollessongo Ondaye d’arrêter de faire son trafic d’armes qui lui rapporte des milliards de francs CFA, car telle n’est pas sa mission première à Pointe-Noire qui consiste à protéger les limites territoriales de la région du Kouilou et au-delà de celles du Congo-Brazzaville. Par son avidité, sa passion irrépressible pour l’argent, le général Jean Ollessongo Ondaye met en danger toute une nation et la vie des millions de Congolaises et de Congolais.
Au général de division Guy Blanchard Okoï, Chef d’État-Major de l’armée du Congo-Brazzaville, de prendre ses responsabilités en sanctionnant ce parent encombrant de monsieur Denis Sassou Nguesso. Le Congo-Brazzaville, en tant que militaire républicain si vous l’êtes, doit passer avant des considérations ethniques. C’est aussi votre devoir que de veiller sur l’intégrité territoriale du Congo-Brazzaville.
C’est le général Charles de Gaulle qui disait : « Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. »
Aux armes citoyens car notre pays est en danger.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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