Politique

Congo-Brazzzaville: Pourquoi pas une Ligue pour la Refondation du Système Électoral ?

Congo-Brazzzaville: Pourquoi pas une Ligue pour la Refondation du Système Électoral ?

Par:  OUABARI MARIOTTI

 

 Dans son post « Une opposition forte et engageante en 2021 s’impose  » Jean Claude Beri – DAC-Presse. Com – relance le débat sur la responsabilité de l’opposition congolaise, dans la perspective des présidentielles congolaises de 2021, au cas où elles auraient lieu.

De l’avis général, au regard du système électoral congolais auquel s’ajoute le contrôle par le régime de Brazzaville de l’ensemble des corps de l’État en charge légale des opérations administratives et sécuritaires des scrutins, le candidat du pouvoir, quelle qu’en soit la figure, en sortirait vainqueur. Ainsi, plutôt que de s’emballer inutilement dans une campagne onéreuse qui se résoudrait dans les faits à accompagner un adversaire dont la victoire est d’avance acquise, tel que semble se profiler le scénario, il serait souhaitable que l’ensemble des partis se réclamant de l’opposition et les autres forces vives de la nation attachées à une alternative nouvelle au Congo adoptent, devant l’histoire, une attitude aux accents constructifs. Une attitude qui consisterait à se regrouper en une Ligue pour la Refondation du Système Electoral. Sans plus.

Une refondation basée sur un combat patriotique et républicain devant transformer le système électoral partisan en vigueur en un système véritablement paritaire et démocratique où la neutralité de l’administration et de la force publique serait une règle inviolable. Les résultats aux présidentielles de 2016 pourraient être la base du choix du commandement de la Ligue, prenant en compte les raisons objectives de ceux des citoyens ayant refusé de se présenter. Aussi, en lieu et place du général Jean Marie Michel Mokoko, arrivé en tête à ces présidentielles, Guy Parfait Kolélas, placé en second, assurerait la coordination de la Ligue.

En cas d’échec de la modification du système électoral, il serait laissé au candidat du pouvoir la lourde responsabilité d’aller seul aux présidentielles, le cas échéant, en concurrence factice avec des adversaires qu’il aura fabriqués et sponsorisés avec l’argent public. Guy Parfait Kolélas, Paulin Makaya, Pascal Tsaty Mabiala et autres de l’opposition devant, ipso facto, abandonner leurs velléités de candidature. Abandonner, pas pour s’avouer vaincu, mais au nom d’une quête de changement que le peuple congolais recherche, en communion avec celui ci. A ces membres de la Ligue de comprendre qu’à cette cause pure qu’appelle la Ligue, il leur faudra des mains pures. Bien plus, l’exploit le plus formidable dont un homme soit capable, c’est de vaincre sa propre passion au nom d’une mission à laquelle il s’est voué pour l’intérêt collectif. Et aucun progrès n’a jamais été réalisé dans les sciences, la religion et la politique sans qu’il y ait eu controverse.

Dans l’hypothèse de la conquête d’une commission électorale indépendante, au sens de la Ligue, serait alors, de manière opportune, soulevée la problématique majeure de la candidature unique ou non de l’opposition. Etant entendu que s’inviterait également au nouveau contexte la question sensible de la libération des prisonniers politiques, au compte desquels Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, injustement incarcérés dans les lieux d’enfermement du pouvoir. Tous les candidats, égaux en droits, ayant désormais les mêmes chances devant l’électeur.

Paris le 5 février 2019 –

Mr OUABARI MARIOTTI

Ouabari Mariotti.

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