Politique

Congo. De l’article de Jean Claude Beri.  » L’opposition peaufine sa révolution de traîtres. »

POINT DE VUE

Congo. De l’article de Jean Claude Beri.  » L’opposition peaufine sa révolution de traîtres. »

Par OUABARI MARIOTTI


Pour dire mon accord avec Jean Claude Beri sur le fait qu’une seule réponse nous semble appropriée, le Rassemblement, pour avancer.
Cela, dans le contexte actuel de l’opposition congolaise.
Jean Claude Beri écrit ce Rassemblement, en majuscule. Pour marquer son autorité morale et politique. J’y crois.
En effet, ce qui échappe à l’opposition congolaise, ce n’est pas tant le rassemblement. Mais la manière de se rassembler en vue de quel objectif.
C’est là que le bat blesse.
Passé quelque temps, j’ai proposé à l’ensemble des forces républicaines, à Brazzaville, une base de rassemblement que j’estime partagée par tous. La refondation du système électoral en vigueur.
Une donnée sur laquelle, on n’y perçoit aucun refus de s’y engager pour changer ledit système.
Je n’ai pas été entendu et la proposition s’est évaporée.
Parce qu’en dehors d’une refondation du système électoral actuel bien contesté, je ne vois pas ce qui pourrait rassembler l’opposition, dans toutes ses formes.
En tout cas, pas le candidat unique aux présidentielles congolaises, à venir, d’autant que chaque prétendant, même dans le rêve d’enfant, se voit gagnant.
Chacun de nous, selon sa posture, a une opinion sur nos leaders de l’opposition, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au sein de la diaspora.
Tsaty Mabiala est contesté. Guy Brice Parfait Kolelas est contesté. Mathias Dzon, contesté. Mme Claudine Munari, contestée. Clément Mierassa, contesté. Jean Jacques Yhombi Opango, contesté. Michel Mampouya, contesté. Charles Zacharie Bowao, contesté. Andréa Gombet, contesté. Paul Dihoulou, contesté. Modeste Boukadia, contesté. Paulin Makaya, contesté. Certainement que j’en oublie. Également contestés.

Et pourtant, toutes ces contestations s’accordent, de plein gré, sur la critique acerbe d’un système électoral où, sans état d’âme, Mr Henri Bouka est, tout à la fois, Président de la Cour Suprême et Président de la Commission Nationale Électorale.

Alors. Plutôt que de se precipiter à être candidat à ces présidentielles, avec tous les risques de perte inutile de ses économies, puisque le candidat de la majorité présidentielle est donnée d’office gagnant, même avec 3% de suffrages acquis, trouvons la solution du rassemblement que pose Jean Claude Beri dans la refondation du système électoral, une chose que tous, nous partageons, sans arrière-pensées.
Pour des élections transparentes, démocratiques et libres. Comme en 1992, au lendemain de la Conférence Nationale.
Le pouvoir du Président Sassou Nguesso redoute ce rassemblement sur cette option.

Convaincu que celle ci concentre les énergies d’un vaste mouvement populaire pour une alternative nouvelle dans le pays.
C’est l’esprit du Dialogue de Diata d’août 2015, ressuscité, où ces leaders cités, le Ministre André Okombi Salissa compris, à l’exception de quelques absents, brillaient de mille feux.


Paris le 20 juillet 2020
Ouabari Mariotti
Membre de l’UPADS

Laisser un commentaire