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Du pain impropre vendu à Bacongo

Du pain impropre vendu à Bacongo

Par 

Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI

« Leur activité commerciale marche fort d’après certains consommateurs », mais les propriétaires s’en foutent des règles d’hygiènes élémentaires et font rouler dans la farine les consommateurs à la barbe des services d’hygiène sanitaire.

Les partons de la boulangerie nouvelle 2012, située à Bacongo dans le deuxième  arrondissement de Brazzaville,  s’empressent de vendre du pain impropre aux populations   mais n’entreprennent aucuns travaux de réhabilitations des locaux.  Ces derniers sont dans un état délabré et menacé par les mauvaises d’insalubrités avancés, le tout dans les conditions d’hygiène déplorables et inhumaines.

Ce phénomène nous l’avons déjà signalé dans un article intitulé : Environnement : Protégeons notre santé publié le 28 Octobre 2011. (1)  Malheureusement cela n’a produit aucun effet ni encore moins une prise de conscience des agents du ministère de la santé et autre services assimilés. Faut croire pour ce gouvernement la vie des congolais ne compte pas.

Le contexte de désordre sanitaire occasionné par un gouvernement totalement défaillant, en matière de contrôle et de veille sanitaire poussent les patrons véreux à violer la loi et surtout à mettre la vie des nombreux congolais en danger. Qui peut accepter d’aller acheter des produits alimentaires dont on sait ils sont préparés  dans un environnement malsain totalement impropres à la consommation.  Privés de moyens de subsistance et souvent réduit au strict minimum certains congolais n’ont pas d’autres solutions que d’aller s’auto-intoxiquer en mangeant ce pain impropre.

Sans vouloir tomber dans l’extrapolation, il est impérieux que l’autorité municipale et sanitaire agissent de façon immédiate pour fermer ou mettre aux normes cet établissement très nuisible pour les consommateurs congolais. Des toilettes insalubres et nauséabondes côtoient les fourneaux couverts de moisissures et qui sans doute seraient des vecteurs de contamination de plusieurs pathogènes.

Cela saute aux yeux sans être médecin infectiologue que l’intervention du ministère de la santé dans sa mission de protéger la santé des congolais est plus que souhaitée. Fermer les yeux devant une telle situation est indigne. La responsabilité du gouvernement est engagée sur cette situation qui peut prêter à un assassinat programmé.

« Qui est responsable de ce que nous mangeons ? » 

Il est évident que nous sommes individuellement responsables des aliments que nous mangeons, faire un choix sain peut être difficile dans un contexte ou l’Etat se désengage de ses priorités régaliennes. L’économie, l’environnement, l’éducation et de la proximité des commerces et des marchés d’alimentation ont tous un impact sur le type et la source d’aliments que nous mangeons. D’où il serait urgent qu’une enquête soit diligentée pour sévir et redresser cette boulangerie.

Le gouvernement a un rôle spécifique pour s’assurer que les aliments proposés à la vente soient sûrs et que les aliments soient vérifiés, contrôlés dans un cadre sain et adéquat afin que les consommateurs puissent faire des choix éclairés.

Jean-Claude BERI

(1) http://www.dac-presse.com/faut-il-interdire-la-vente-ambulant-des-produits-alimentaires/

 

 

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