Armée, Politique

Focus et vérité sur les Forces armées congolaises et ses généraux en Pacotille

LU POUR VOUS

Focus et vérité sur les Forces armées congolaises et ses généraux en Pacotille

Nous commençons cette nouvelle année 2022 par une publication sur nos Forces armées congolaises, plus globalement sur notre Force publique.

Nous avons tous vu la liste des nouveaux généraux nommés par le Président de la République. Une nouvelle fois 80% des nouveaux généraux sont originaires d’un même département, comme 80% du Haut Commandement militaire provient du même département.

Nous ne voulons pas ici indexer les citoyens de ce département, ils n’y sont pour rien en général. Le jeu des divisions ethniques profite toujours à ceux qui gouvernent, nous ne rentrerons jamais dans ce jeu sale.

90% des originaires de ce département souffrent de la misère comme tous les Congolais, avec en plus une soumission de survie et un traumatisme permanent lié à la parenté des 10% surpuissants au pouvoir.

Sur quels critères les généraux sont-ils nommés au Congo ? L’expertise militaire ? L’expertise de sécurité publique et d’attachement aux principes républicains ?

Peut être en partie, mais l’élément le plus déterminant dans ces nominations c’est l’affinité ethno-clanique au pouvoir politique.

Certains diront que c’est un passage obligé pour conserver le pouvoir, nous répondons que le Congo doit sortir de cette vieille logique anachronique pour notre évolution nationale. La grille mentale des années 1960 et 1970 ne doit plus dominer sur nous en plein 21e siècle.

Ce n’est pas parce qu’on est Colonel depuis 2003 que tu dois forcément devenir Général. Il y a des officiers qui finissent Capitaine ou Colonel après toutes leurs carrières. Marien Ngouabi a fini Commandant, mais il a fait l’histoire par sa personnalité.

Le Congo est peut-être le pays d’Afrique qui a le plus grand nombre de généraux proportionnellement à la démographie et aux effectifs de l’armée.

Le Congo devrait avoir combien de généraux selon les règles militaires ?

Un régiment est une unité militaire dont l’effectif moyen varie habituellement entre 1 000 et 3 500 soldats, commandés par un officier supérieur du grade de colonel ou de lieutenant-colonel.

L’échelon tactique supérieur au régiment (ou au bataillon) est généralement une brigade ou une division.

Une brigade est une unité militaire. Elle est commandée par un brigadier ou brigadier général (Royaume-Uni, Suisse, Canada, Portugal), par un colonel (Israël, Indonésie, États-Unis, Belgique) par un général de brigade (France, Espagne, Turquie, Allemagne,vBrésil, Congo…) ou par un major-général (Japon,vTaïwan).

Forte d’environ 7 000 à 8 000 hommes, la brigade est une unité importante.

D’une manière générale, sur le plan international, on nomme division une unité militaire très importante, composée d’un nombre de soldats généralement compris entre 10 000 et 30 000 et représentant la plus petite unité capable d’opérations autonomes.

Dans la plupart des armées de terre, un général commande une unité plus importante qu’un régiment : une brigade, une division, un corps d’armée, une armée ou un groupe d’armées. Dans certains cas, l’usage veut que le grade ait le nom de l’unité : général de brigade, général de division, général de corps d’armée ou général d’armée.

Quel est l’effectif de l’armée congolaise ?

Combien d’hommes gère par exemple le DGSP Oboa pour être nommé Général de brigade ?

Les chiffres exacts ne sont pas connus contrairement aux autres armées modernes. Même les chiffres des FARDC d’en face sont officiellement connus.

Officieusement, l’on estime que l’effectif des FAC est d’environ 40 000 soldats dont environ 20 000 soldats liés à la sécurité présidentielle (GR et DGSP). Ces 20 000 hommes sont les mieux équipés du pays, faisant que les FAC sont plus une garde prétorienne au service du roi, mais lorsqu’il s’agit de défendre sérieusement l’intégrité du territoire national, c’est une autre affaire. Cas de Kimongo plusieurs fois face aux puissants Angolais.

Si nous comptons le nombre de généraux des FAC par rapport à l’effectif des FAC, ça semble ne pas cadrer avec les règles militaires.

Dans des opérations militaires normales (pas celles de nos sales guerres tribales internes), le Congo peut engager effectivement combien de régiments, combien de brigades et combien de divisions ? C’est là que l’on peut déterminer le nombre de généraux que l’on doit avoir selon les règles militaires fondamentales ; mais pas selon la politique politicienne.

En comparaison en France, les Forces armées comptent 206 317 militaires d’active et 61 287 personnels civils, soit un total de 267 604 hommes et femmes.

Dans le détail, il y a 165 généraux de division [ou vice-amiraux] et 211 généraux de brigade [contre-amiraux].

Que valent les FAC en Afrique ?

Le site américain Global Fire Power (GFP) a publié son classement des puissances militaires africaines. Pour cette année, 34 pays du continent ont été analysés afin de déterminer les poids lourds du continent en matière de défense.

Comme en 2018, l’Egypte reste la première puissance militaire du continent et la 12ème au niveau mondial (sur 137) avec un score de 0,2283. Avec plus de 211 avions de combat, le pays dirigé par Abdel Fattah al-Sissi possède la 9ème puissance aérienne au monde. Il est suivi par l’Algérie qui enregistre une baisse dans le classement mondial en passant à la 27ème place (contre la 23ème place en 2018), mais qui maintient sa position de 2ème puissance militaire africaine avec un score de 0,4551.

L’Afrique du Sud (0,5405 point), le Nigeria (0,7007 point) et l’Ethiopie (0,7361 point) occupent respectivement la 3ème place (32ème mondial), la 4ème place (44ème mondial), et la cinquième place (47ème mondial).

Ce top 5 africain est immédiatement suivi de l’Angola (6ème africain et 58ème mondial), et par le Maroc (7ème africain et 61ème mondial) avec un score de 0,8244, suivi du Soudan (8ème africain et 69ème mondial) avec un score de 1,0051.

Le Congo Brazzaville occupe la 26e place dans ce classement des puissances militaires africaines.

Pour rappel, le classement GFP se base sur cinquante critères, parmi lesquels le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense et la flexibilité logistique.

En définitive, pour un meilleur futur national la Force publique doit être structurellement équilibrée et conforme à la diversité nationale, elle doit être dépolitisée, elle doit être très bien formée et tous les corps bien équipés pas seulement la garde prétorienne, elle doit être mentalement reprogrammée selon les principes républicains modernes.

Ce sont là les orientations militaires de la Paix durable quels que soient les dirigeants du pays.

Le Salut Nat

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