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La concertation de Madingou, une grossière mystification politique avalisée par l’opposition.

La grand’messe des hypocrites politiques est ouverte

La concertation de Madingou, une grossière mystification politique avalisée par l’opposition.

Par

Jean-Claude BERI

 

Malgré les incohérences et les stratégies de positionnement la concertation de Madingou place SASSOU devant ses contradictions. Le Congo vacille, déprime et l’impact sur les populations est saisissant. La vie de nombreux congolais est bouleversée en profondeur telle une tortue sentant le danger s’empresse de se recroqueviller dans sa coquille. L’opposition, le pouvoir, la société civile, tout semble converger vers hold up contre le peuple.

Hier deux vols de la compagnie Trans Air Congo (TAC) seraient en partance pour MADINGOU pour mardi. Plus de suspense côté participation toutes les grandes composantes politiques de la place ont confirmé leur présence à cette concertation. LE RDD (Jean-Jacques YHOMBI) le PAR (parti d’Anguios Nganguia Engambe et nous signale-t-on CAR (du président Mboussa Elha) seraient toujours en négociations sur le nombres de participations qui leur seront accordés pour participer à cette grand’messe des hypocrites politiques. ( Aux dernières nouvelles, seul le RDD aurait refusé d’embarquer)

Le piège était tendu. Après les vagues divagations politiques les gros poissons ont été pris dans la nasse. C’était sans compte sur l’inconstance légendaire d’une opposition qui tentent de s’émanciper de l’engrenage de la corruption et des alliances obscures presque contre-nature mais reste accrocher à une convergence dangereuse de leurs intérêts politiques. Les problèmes économiques du Congo n’ont guère retenu l’attention du pouvoir actuel. Le gouvernement de SASSOU s’est contenté de promettre de « réformer » les structures d’un système, sans toucher aux principes sur lesquels repose le système : l’impunité.

Mais ce que SASSOU n’avait pas prévu en décidant de convoquer la concertation de MADINGOU, c’est l’ampleur du mécontentement que suscite l’éventualité d’une énième candidature au sein de la population et surtout de ses alliées tapis dans l’opposition. Au-delà des décisions qui découleront de cette mascarade entre le pouvoir, l’opposition choisie et les partenaires sociaux, c’est une triple question qui sera également adressée ce jour-là au pouvoir en place. Avec un objectif : le placer face à ses contradictions. Serait-il crédible de gouverner dans un pays ou le pouvoir s’emploie a abîmer l’opposition par une corruption exponentielle.

SASSOU apporte-t-il son soutien à la concertation de MADINGOU ? Défend-il l’idée d’une violation de la constitution qui prévoyait un dialogue ou aurait-il déjà désavoué MBERI ?  Vu la constitution de 2015, cette concertation ne serait-elle pas une violation de l’article 28 de ladite constitution ?  Est-il prêt à mettre en œuvre son plan B, passage en force à l’élection et de donner des gages à l’international pour conforter une énième candidature à la présidentielle. ? SASSOU approuve-t-il des mesures qui pourraient être estampillées dictatoriales en imposant un choix clanique ? Oui manifestement puisque l’opposition valide sa politique désastreuses en participant à ces messes économiquement désastreuses.

Au-delà des mesures prônées par l’opposition, le pouvoir en place n’a que de mauvais choix à faire en acceptant d’entrer dans le débat.  C’est celui d’imposer les propositions du Clan et adouber le chef de l’État à l’orée de la présidentielle à venir. Un marché de dupe. Puisque tout est ficelé à l’avance par des documents estampillés PCT qui seront soumis pour validation, l’opposition servira de caisse de résonance  à la gloire du flingueur national

Mais tout rejeter en bloc, c’est-à-dire un programme méconnu, aux contours imbibé d’impréparation et fait de piège à cons, une concertation bipée de bout en bout. C’est autant risqué pour une opposition qui aspire à une alternance crédible. Tout ceci ne participe qu’à la conservation du pouvoir au détriment de toute alternance. Ça reste un pari risqué, presque perdu d’avance.

Quant à avancer des propositions alternatives maintes fois soulevées, entre la gouvernance électorale et le rejet d’un diktat du PCT ,  c’est remettre sur la table la question de la gouvernance tout court. Compliqué,  car il n’est inscrit nul part dans l’ordre du jour,  sauf à organiser une deuxième concertation. Seulement  LE PCT et ses amis  ne discuteront pas de la gouvernance du pays mais de mettre le prochain candidat du PCT dans de bonnes dispositions.

Pourtant, il va bien falloir se positionner pour ce sommet politique national qui prend l’allure de ligne de départ des premier des soutiens à la campagne présidentielle entre SASSOU et ses accompagnateurs, tous deux favoris pour un remake de 2016.

Dans cette démarche du pouvoir on perçoit la volonté ou une forme de volonté de pérennisation du pouvoir.  A vouloir agir en s’imposant alors que les électeurs (le peuple) veulent choisir librement. Comme on le constate certains opposants sortent de leur léthargie et s’est emploieraient à désamorcer le piège qu’ils ont eux-mêmes contribuer à façonner par des communiqués teintés d’un immobilisme patent. Bonaventure MBAYA, Paulin MAKAYA, Clément MIERASSA, et Michel MAMPOUYA ont eu le courage de rester droit dans leur botte bien que certains ont eu le quitus en tant qu’individualité et non  en tant  que parti 

La mystification est grossière

Dans cette rencontre politique de Madingou, qui s’ouvre, probablement ce Mercredi 25 Novembre marque l’entrée en campagne des soutiens de SASSOU. Elle abordera la seule question qui vaille pour le pouvoir : S’accorder sur la victoire annoncée de SASSOU en 2021. Cela ne pourrait être autrement tant que la CENI, le fichier électoral, le ministre de l’intérieur bref toutes les institutions sensées réguler la gouvernance électorale seront entre les mains du pouvoir.

C‘est une peinture accablante qui est peinte à la nation. Le Congo est abaissé, affaibli, abîmé, dégradé, humilié et un réquisitoire international contre la politique de SASSOU NGUESSO fait légion sur toutes les tribunes, les fautes économiques et morales de ces délinquants économiques s’accentuent et qu’on puisse de nouveau s’organiser à plébisciter le fossoyeur de la république ? J’ai mal pour mon pays !!!

L’efficacité d’une bonne concertation politique suppose notamment l’association de différentes parties prenantes à la définition, l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques. La prise en compte des attentes, matérielles et symboliques, d’une diversité d’acteurs au cours de l’élaboration de ces politiques, constitue un facteur clef de leur légitimité et leur effectivité. Il se trouve ici nous sommes en présence d’une grossière mystification politique

L’artisan de cette concertation à son propre agenda. Il ne va pas se laisser imposer des thèmes par une quelconque opposition. L’opposition qui devrait s’employer à dénoncer une manipulation du ministre MBOULOU en modifiant en cours de route les règles. On attendait un dialogue inclusif dont des millions de fr CFA ont été sorti de trésor public pour quel résultat ?  A quoi a servi vos discussions avec le Conseil national du dialogue, s’il a fallu baisser son proc pour une concertation économiquement et politiquement désastreuses

Depuis 2016 la question de la gouvernance électorale est posée, combien d’occasions ne se sont-elles pas présentées à ce gouvernement pour résorber cette problématique ? On a laissé pourrir la situation jusqu’à maintenant pour balbutier un traitement a quatre mois des élections ?

Et pendant que vous êtes à MADINGOU, Monsieur le flingueur de la démocratie préside une session sur le COVID 19 pour détourner l’attention.

Nous sommes en présence d’un gouvernement qui ne fait même pas le quart de ce qu’il faudrait pour redresser le pays en matière sociale, de justice, en matière d’éducation, de redressement économique, mais aussi en matière de réforme et de réduction budgétaire. On préfère se lancer dans le saignement permanent du trésor public avec la complicité d’une opposition ridicule et incapable de se mettre en ordre de marche pour un vrai sursaut national.

Après MADINGOU, ils diront encore être malmenés, brutalisés enfermés, affamés empêchés de tout mouvement …par « ceux-là même avec qui,  ils pillent ensemble le pays » En effet lorsque vous acceptez les billets sortis du trésor public dans un contexte de crise , vous vous rendez aussi  coupable de détournement. 

Nous l’avons toujours crié haut et fort, nous ne sommes pas des politiques. Et si nos discours sonnent comme des politiques, c’est juste parce qu’au Congo de Sassou, TOUT EST POLITIQUE. Lorsque des lycéens privés d’un bon encadrement éducatif et d’activité sportive scolaire se livrent à ce que l’état leur donne comme moyen d’existence. : La dépravation. L’on s’empresse à sanctionner nos enfants sans au préalable s’enquérir de leur propre incompétence. Si nos enfants dansent nus, c’est la faute à l’Etat qui est défaillant.

Notre objectif de lanceurs d’alerte est simple, que notre pays fonctionne comme tout pays normal, dans la paix, la liberté, la justice, la transparence et l’équité. Nous essayons d’éclairer tant peu soit –il les Congolais

… Voilà notre combat.

Pauvre CONGO.

Jean-Claude BERI

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