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LA CRISE DU COV19 CHINOIS : CONSÉCRATION DE LA FAIBLESSE DU MODÈLE KEYNÉSIEN.

LA CRISE DU COV19 CHINOIS : CONSÉCRATION DE LA FAIBLESSE DU MODÈLE KEYNÉSIEN.

Par  MADOUMA Lissafi

 

Fiscalité et taxes ou prélèvements obligatoires, dette locale, taux d’intérêt, monnaie financière et déficit budgétaire !Ces outils des politiques économiques et sociales sont les socles du droit fiscal et du droit social, souveraineté d’un pays oblige. Sans impôts, il n’y a pas d’État, dit Engels, ami de Karl Marx. Ajoutons, sans crédit, taux d’intérêt et déficit budgétaire, pas d’intervention publique dans un pays, surtout pauvre. Mais, la saignée économique et sociale non cicatrisée de 2008, ravivée par le drame du cov19 chinois, montre que ceux-ci deviennent des boulets contre l’existence de l’État. Ils expliquent l’incapacité du modèle keynésien qui s’y appuie de lutter contre les crises récurrentes depuis 1929. Mars 2020, le temps s’accompagne de la disparition des bases structurelles de production et de consommation des richesses en occident et autres pays émergents. Ce, malgré le fait que le déficit budgétaire, les spéculations financières, l’invisible préalable épargne pour investir et la redistribution très inégale et fiscalisée des revenus aux consommateurs, soient dans une obsolescence assumée de tous. Aussi, 84 ans plus tard, la flopée des prix Nobel d’Économie et la TG keynésienne battent absolument en retraite devant le chômage, la dette et le déficit budgétaire ! D’où ces questions : pourquoi tous ces libéraux, le scalpel keynésien en mains, n’ont apuré les graves conséquences économiques et sociales des crises de 1929 et 2008 ? Le même outillage médical viendra-t-il cette fois-ci à bout des gangrènes économiques et sociales causées par le cov19 chinois ?  N’a-t-il pas suffisamment prouvé son étroitesse construction pour lever le fameux plein emploi, redéploiement trop inégalitaire du marché du travail sur la planète ?

La « recherche » du plein emploi dans les pays industrialisés sied à la cognée keynésienne contre le chômage. Bémol : l’auteur atteste une insuffisance de la demande globale, dont l’effective ou celle des investissements et des salaires dans les entreprises.  Parce que cette dernière, avec les prélèvements obligatoires, la dette et le déficit budgétaire, payés par le producteur et son salarié, les deux principaux contribuables, finance seule la puissance publique. L’argumentaire d’Agnès V.M, économiste universitaire à Paris (On va dans le mur, 2016), appuie l’existence invisible du plein emploi. Causes : 360 cordes faites des prélèvements obligatoires, dettes et taux d’intérêt, enserrent la gauloise ! En 2018, elle récidive : la dépense publique se dote de huit autres taxes. Une lourde obésité imposable de 368 kgs soit 48,8 % /PIB en 2019 ! Une telle explosion explique l’impuissance des entreprises et leurs salariés de payer seuls les charges pondérales budgétaires publiques. Aussi, l’élasticité fiscale libère une explosion nucléaire sur les fameux équilibres macro-économiques et sociaux : dettes, dépenses publiques, déficits publics et taux de chômage français sont respectivement au rouge en 2019: 98,7%, 56,2%, 3,1% et 8,5%/PIB. L’on remarque que le poids des prélèvements obligatoires et des dettes ne peut couvrir la béance continue des déficits budgétaires. C’est trop, à juste titre, les gilets jaunes se taraudent le torse en 2018 ! L’État coûte trop cher aux entreprises et leurs salariés dans l’UE. Ce constat stérile, admet la faiblesse de la demande effective. Malgré tout, les pansements keynésiens très délavés sont réutilisés sur les blessures béantes du cov19 chinois. Restons fans le monde riche

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Les riches sortent le chéquier keynésien public, privé, bilatéral ou multilatéral, pour relancer l’activité économique et sociale. Le FMI leur prête 750 milliards de dollars ; l’UE lève 750 milliards d’euros pour ses pays membres et plus 500 milliards prêtés aux entreprises ce mois de mai ; la France : plus de 300 milliards, haussés à 500 milliards de stabilisation des affaires, ce juin cov19 ; l’Italie 400 milliards et l’Allemagne +500 milliards. Aux USA et Canada, l’intervention publique est plus importante qu’en Europe. Signalons que ces sommes ne sont nullement justifiées par une quelconque courbe préalable de production et de consommation des richesses réelles. Ce sont des décisions politiques discrétionnaires des États souverains, révisions des lois des finances. Mais, l’intervention publique de l’État gendarme est onéreuse : l’imposition et la dette occasionnées ceinturent les divers contribuables. Car, l’acception classique ne peut doubler le taux des prélèvements obligatoires. Le cov19 crée une récession d’une intensité égale à celle d’après-guerre en 1945 : 6%, 10%, 7% et 5,9% expriment respectivement la chute du PIB en France, Allemagne, Italie et USA, fin avril! Fin 2020 ? La France pointe à -20 % du PIB , 120 % de sa dette /PIB, -65,90 % des recettes fiscales, 276 milliards d’euros de déficit budgétaire, ce dernier devenu une variable incompressible, due à une croissance atone. Un comble : ces chéquiers keynésiens, vont renforcer l’insuffisance des investissements et des salaires à long terme : dettes obligent. Impossible espoir de combler le déficit budgétaire des États. Autant dire, pourquoi ces dits chéquiers n’arrêtent la faiblesse des interventions bilatérales et multilatérales (banque mondiale, FMI, etc.), cadres présents de l’intervention keynésienne ? Restons dans les pays riches.

Le niveau record des prélèvements obligatoires et de la dette occasionnée ne peut combler l’ensemble des déficits publics. Les ravages d’une trop liberté budgétaire à la Keynes vont générer la hausse du chômage (10% dans l’OCDE, cet avril 2020). Le coût du chômage partiel(France) s’élève à plus de 120 %/PIB, soit près de 30 millions de chômeurs contre un taux de chômage de 8,5 %/2019 ; les USA sont à 40 millions de chômeurs secs. La faible monétarisation de la demande de travail et le volume élevé de l’offre de travail présagent à brève échéance, une fois passée l’annulation des charges dès fin 2020 ou 2021, une envolée frénétique du chômage (fin 2020 :12 % de la population active en France). Fort hélas, que les anticipations keynésiennes n’anticipent la baisse. Toute seule, la terrible pandémie du capitalisme bloque la mécanique du chéquier keynésien occidental : parce qu’elle ne peut permettre de lever plus de prélèvements obligatoires. Aussi, plus de chômage contribue à la chute de la demande effective. Chômage volontaire ou chômage involontaire, ne signifient réellement rien du tout. Le marché du travail ne pourra dégager une fiscalité importante. .

( A suivre)

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DAH (1)

 

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