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Le Congo-Brazzaville à bout de souffle.  

Le Congo-Brazzaville à bout de souffle.

Par  Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA.

 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

L’histoire est le récit des événements passés. L’action est terminée, ainsi nous utilisons l’imparfait (prétérit pour les Anglo-Saxons) pour mettre fin à l’histoire. 

Au Congo-Brazzaville, l’histoire est le récit des événements passés qui perdurent dans le présent, ce que les Anglo-Saxons appellent le present perfect ; Action qui a commencé dans le passé et qui à ses répercussions dans le présent. Le Congo-Brazzaville dans ce constat excelle dans :

  • Feu Président Fulbert Youlou abandonné à son triste sort,   
  • les assassinats de feu Président de la République Alphonse Massamba-Débat, et de feu le Commandant Marien Ngouabi,    
  • le Cardinal Emile Biayenda, un homme de dieu. Quel sacrilège !   
  • le Capitaine Luc Kimbouala-Nkaya fut abattu comme un chien de la cour de sa maison,   
  • l’incarcération de l’ancien Président de la République Joachim Yhombi Opango bien qu’il fût dédommagé,    
  • les exécutions de masse des 353 compatriotes congolais disparus du Beach comme par enchantement pour instiller la peur dans la population,    
  • les assassinats ciblés,     
  • les incarcérations sans motif probant de feu Dieudonné Miakassissa et feu Bernard Kolelas qui ne se connaissaient même pas,    
  • Ceux exécutaient « au petit matin » avec cette voix qui semait la terreur pour nos parents de Florent NTsiba, Ministre d’État, et actuel Directeur de monsieur le Général d’armée Denis Sassou Nguesso,    
  • les épurations dans la fonction publique et dans l’armée des militaires qui n’étaient pas en phase avec la doctrine du PCT (Parti Congolais du travail) donc des contre-révolutionnaires, où non Mbochis,    
  • mis au placard de ceux qui même aux responsabilités osaient affronter ces mêmes socialistes qui aujourd’hui par un coup de baguette sont devenus des milliardaires, des démocrates de bas étage,    
  • des règlements de compte d’ordre sexuel,   
  • le vol de deniers publics,   
  • etc…   

Avaient-ils conscience que ceux qu’ils tuaient avaient une femme, des enfants et s’occupaient d’au moins d’une ou de deux familles, la prise charge des neuves, cousins, nièces, comme cela se fait dans notre tradition bantoue ? Quelle barbarie !

Nous étions des enfants pendant ces périodes quand nos parents étaient privés de liberté. Maintenant que nous connaissons les assassins de nos Parents, que faire ? C’était l’apartheid ethnique au Congo-Brazzaville comme en Afrique du Sud. Maintenant c’est toujours l’apartheid ethnique au Congo-Brazzaville entre les Mbochis riches et les autres ethnies pauvres, pire qu’en Afrique du Sud du temps de Pieter Willem Botha, Ancien Premier ministre d’Afrique du Sud

Toutes les Congolaises et tous les Congolais démunis pleurent au Congo-Brazzaville de la vie chère qu’ils mènent, pendant que d’autres rigolent de la pauvreté du peuple à qui l’on donne des miettes de pain qui tombe quand on le coupe.

Depuis son accession à l’indépendance, notre beau pays le Congo-Brazzaville ne vit qu’au rythme des morts de celui qui prend plaisir à aimer le goût du sang quand la langue est blessée, le Général d’armée Denis Sassou Nguesso, monsieur en quête de respectabilité.

Chaque Congolaises ou Congolais ne doit pas oublier que le Président du Congo-Brazzaville est un militaire rompu aux méthodes violentes même s’il sourit en tout temps., même quand son pays va mal. Toutes Congolaises et tous Congolais pour avoir la vie sauve doivent faire allégeance à l’Empereur. Chaque écart est considéré comme « une atteinte à la sureté de l’État » et punit comme telle. L’État c’est le Général d’armée Denis Sassou Nguesso.

 Ces crimes crapuleux de Joseph Pouabou (mort assassiné le 15 février 1965 à Brazzaville), de Lin Lazare Matsocota (mort en 1965) et de Anselme Massouémé (il fut enlevé et tué dans la nuit du 14-15 février 1965, en compagnie de Lazare Matsocota et Joseph Pouabou n’ont jamais été élucidés. Une avenue et une école à Brazzaville portent le nom des « Trois martyrs ». Ce sont les trois martyrs de la barbarie congolaise. Quelle ironie de l’histoire que ces crimes n’aient jamais été élucidés, même pendant la période 1992 à 1997 quand Feu Pascal Lissouba fut Président de la République du Congo-Brazzaville. J’entends d’ici certaines personnes ou personnalités dire qu’elles ont manqué de temps pour effectuer des recherches. En fait, le seul tort de ces personnalités était d’avoir critiqué le Gouvernement de Pascal Lisssouba (1963-1966).

La mort cruelle du Cardinal Jean-Emile Biayenda est survenu le 23 mars 1977 d’un homme de Dieu de Congo-Brazzaville. Quel sacrilège ! 

Après nous avons feu le Président Alphonse Massamba-Débat qui s’est volatilisé dans la nature, ne laissant aucune trace. Comment peut-on vivre avec un tel secret ? La famille d’Alphonse Massamba-Débat a le droit de faire son deuil. Feu le Président de la République Alphonse Massamba-Débat est assassiné le 25 mars 1977.

Pendant cette période macabre, de terreur, furent tués au « petit matin » qui est un crime contre l’humanité donc imprescriptible des noms égrenés par le Capitaine Florent Ntsiba devenu Général de Brigade et Directeur de cabinet de monsieur le Général d’armée monsieur Denis Sassou Nguesso, Jacques Okoko en était le Commissaire du gouvernement (Procureur), chargé de ne tuer que les Laris et les Bakongos. Le 6 février 1978, la Cour condamne à mort sans appel 11 des accusés, tous membres de l’entourage de Massamba-Débat. Ce sont Ndoudi Ganga, Germain Mizelet, Samba-Dia-Nkoumbi, Daniel Nkanza, Daniel Kianguila, Simon Sissilou, Pierre Dianzenza, Albert Konda, Grégoire Kouba, Etienne Kikouba. Qui s’occupent de ces familles éprouvées ? Pauvre Congo ! De source sure, le Général d’armée, monsieur Denis Sassou Nguesso a très peur des Laris et des Bakongos. Seul lui en connait la raison. C’est la République qui les a tués, qui doit reconnaitre ses fautes et leurs rendre un hommage national.

Monsieur Jacques Okoko dort-il d’un sommeil après avoir 11 de ses concitoyens à l’abattoir comme des veaux ? Le jour viendra où pris de remord, monsieur Jacques Okoko nous donnera sa version des faits. On s’est servi de lui comme un pantin ou il avait la méconnaissance du droit. Être Laris ou Bakongo en République du Congo-Brazzaville en ce temps las était-il un crime ?

Le 14 août 1978, le CMP (Comité militaire du parti) de forte inspiration Mbochis, Batéké et Vilis dénonce un vaste complot en préparation, d’inspiration américaine. Une douzaine de personnes, dont Félix Mouzabakani, Bernard Kolelas, Patrice Mfina-Matsiona, Dieudonné Miakassissa, Alphonse Nzingoula et André Loufoua, sont arrêtées ; Aucun Mbochis ! Ces gens ne se connaissaient même pas, mais ils avaient le tort d’être Laris ou Bakongos. Les festivités prévues pour la fête nationale, le 15 août, sont annulées. Le procès des prétendus conspirateurs n’aura jamais lieu.

« QUANT À DIEUDONNÉ MIAKASSISSA CELUI QUI A LIÉ LE VOL À L’IMBÉCILITÉ. » est une phrase qui va me hanter toute ma vie. Bien qu’ayant exercé de haute fonction, mon Père n’a jamais volé l’argent des contribuables congolais », sinon nous l’auront constaté dans notre quotidien. Les imbéciles sont ceux qui n’ont pas côtoyé l’homme simple, intègre et digne. Le seul legs qu’il nous a laissé c’est l’éducation à son image. Il n’a non plus fait partie d’un quelconque parti, encore moins le PCT (Parti congolais du travail). DIEUDONNÉ MIAKASSISSA ÉTAIT UN ESPRIT LIBRE. PLUS JAMAIS JE NE VOUS LAISSERAI LE PLAISIR DE SALIR LE NOM ET LA MÉMOIRE DE DIEUDONNÉ MIAKASSISSA. 

Torturé lors de son arrestation suivie d’une perquisition à la maison, menotté comme un criminel, il dit à son petit frère présent qu’il était entre les mains des autorités et de Dieu. Cette foi en Dieu le sauva.

Feu Dieudonné Miakassissa pendant sa sortie de prison croisa feu le Président Joachim YhombI-Opango qui lui rentrait en prison. Ce dernier lui dira que « c’était le Général d’armée, monsieur Sassou Nguesso qui avait fomenté ce pseudo-coup d’état parce que l’État congolais n’avait pas assez d’argent pour organiser cette fête. Il fallait faire diversion pour le peuple en lui faisant avaler des couleuvres. » Et comment il avait tenu ? Mon père lui répondra que c’est en lisant la Bible.

Tous les dimanches avec sa bible à la main il allait à l’église Jésus Ressuscité. Il est mort de mort naturelle, le jour où Dieu le rappela auprès de lui. Il a légué le peu de biens qu’il avait à ses petits-enfants, nos enfants. Nous ses enfants

La composition du CMP, rendue publique le 19 mars 1977 est la suivante :

Cette composition était à plus forte connotation Mbochis, de quelques Batékés et d’un supplétif Vilis. Surtout aucun Laris ni Bakongos. Et c’est ce Général d’armée, monsieur Denis Sassou Nguesso « qui veut être le Président de toutes les Congolaises et de tous les Congolais. » C’est une chimère, des idées sans rapport avec la réalité.

Le 5 février 1979, le comité central du Parti congolais du travail (PCT) met un terme au pouvoir du Comité militaire du parti. Avant la mort de Marien Ngouabi, le numéro 2 du Comité central du PCT était Jean-Pierre Thystère-Tchicaya et normalement c’est à lui que revenait le droit d’être Président de la République dans leur concept de minables petits comploteurs : Le Parti dirige l’État. Le Colonel Denis Sassou Nguesso retorqua à Jean-Pierre Thystère-Tchicaya qu’il pouvait prendre la Présidence de la République, mais que lui le Colonel Denis Sassou Nguesso avait les militaires et les armes. La menace était claire : la vie ou la mort. Ainsi Jean-Pierre Thystère-Tchicaya recula pour laisser la place au Colonel Denis Sassou Nguesso devenir Président de la République. L’homme du 05 février 1979 ne fut en fait qu’un usurpateur.

Nous avons les 353 disparus du Beach de Brazzaville qui franchement ont péri parce que Laris ou Bakongos.  

Nous avons tous en mémoire de ces pauvres militaires congolais envoyés au front pour tuer les Laris qui sont aussi des Congolais L’oraison funèbre mais funeste fut lu par Florent Ntsiba. Grand comédien, il pleura (des larmes de crocodiles) en sachant qu’ils avaient envoyé des Congolais pour tuer d’autres Congolais. Ces Congolais sont morts pour la pérennité du pouvoir du Général d’Armée Denis Sassou Nguesso. Ils ne sont pas morts pour la République du Congo.

C’est notre histoire. Il faut que s’en empreigne.

Après toutes ces atrocités faites par la même bande, l’on ne nous demande par personne interposée de cesser de critiquer ceux qui ont fait tant de mal aux congolaises et aux Congolais. Nous souffrons tous car un pays qui se construit dans la violence ne peut avoir notre approbation. Un pays maculé de sang de ses concitoyens est un pays maudit. Pauvre Marien Ngouabi qui voulait laver son pays avec son sang. C’était de l’utopie.

Sur le plan social, nous avons le Général d’armée Denis Sassou Nguesso qui se moquent du peuple congolais qui se nourrit des cuisses importées impropres à la consommation. Cela le fait sourire même quand c’est dramatique. Ils se moquent des Congolaises ou des Congolais qui l’ont élu à 88,57 % des voix pour un mandat de cinq ans. C’est la tragédie congolaise et la farce de l’année.

Au Congo-Brazzaville, il’ y a des familles qui n’arrivent même pas à faire un repas par jour. La malnutrition est aussi visible chez les enfants que chez les adultes. Pendant ces temps des enfants Nguesso s’offrent des iPhones en or achetés par l’argent des contribuables congolaises.

Courtoisement, je présente mes plus plates excuses à monsieur Sassou Nguesso qui est Général d’armée au lieu de Général des corps d’armée, un grade inférieur avant de devienne Maréchal. Monsieur le Général d’armée doit faire attention au grade de Maréchal qui porte malheur en Afrique centrale ; C’est le cas de Bokassa de la Centrafrique, Mobutu du Zaïre et Idriss Déby Itno du Tchad…

Feu Bernard Kolelas avait confié avant de mourir ses enfants au Général d’armée Denis Sassou Nguesso. Tombé malade, Guy Brice Parfait Kolelas a été évacué à bord d’un FALCON 10 qui dans ce contexte n’était pas un avion médicalisé qui nécessite beaucoup d’escales avant d’arriver à Paris et qui dans ce contexte n’était même pas un avion médicalisé. Mais eux quand ils sont malades, ils utilisent les FALCON 900 ou les FALCON 2000 pour des vols directs. Le choix du FALCON 10 était un choix murement réfléchi pour mettre hors-jeu Guy Brice Parfait Kolelas de l’élection présidentielle en cours. Un Père qui aime ses enfants n’aurait jamais fait ce choix. De nôtre vivant nous avons vu la méchanceté des uns et la naïveté des autres.

A l’atterrissage de ce FALCON 10, aucune équipe médicalisée ne les attendait pour vite l’emmener à l’hôpital pour une prise en charge adéquate.  

Après l’élection présidentielle de mars 2021, l’on a nommé un Premier ministre a qui l’on a dit d’aller ouvrir les robinets pour faire croire qu’il y a de l’eau potable au Congo-Brazzaville et de ramasser les ordures dans la rue. À bien y voir c’est un Premier ministre déchet ou poubelle qu’a nommé le Général d’armée Denis Sassou Nguesso.  Dans les pays structurés, le ramassage des ordres est géré par un service de voirie. Le Premier ministre est celui qui met en musique la politique gouvernementale du pays. « Il ne faut jamais rater les débuts » disait un ancien Président Congolais, mais ici c’est la catastrophe.

Le pouvoir du Général d’armée Denis Sassou Nguesso est légal mais illégitime. Que voulez-vous, après la guerre civile du 05 juin 1997, le peuple congolais craint la mort. Ce qui peut se concevoir, mais pas d’une mort violente des assoiffés du pouvoir.

Tous les matins les nababs du pouvoir ouvrent leur portail pour permettre aux Congolaises et les Congolais d’avoir l’eau du puisard. Les Congolaises et les Congolais ont perdu leur dignité pour un peu d’eau pour la journée. C’est le phénomène des bidons jaunes. J’ai vécu au Congo-Brazzaville mais ce phénomène me parait étrange dans un pays où les dirigeants par un tour de passe-passe ont fait disparaitre 14.000 milliards de francs CFA (28 milliards de dollar) et une dette de 1300 milliards francs CFA.

S’en est trop car notre patiente est à bout ! Ils savent où est niché cet argent du peuple congolais dans les paradis fiscaux avec des prête-noms. Gilbert Ondongo, Rodolphe Adada (l’homme béni de Dieu avec ses 850 millions de dollars dans des comptes offshore), Denis Christel Sassou Nguesso  cité par le Monde, Jean-Richard Bruno Itoua « le Saint-Esprit. », Denis Auguste Marie Gokana et l’homme d’affaires Lucien Ebata, patron du groupe Orion immatriculé aux Seychelles et qui compte la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo) parmi ses clients, le très discret milliardaire Henri Djombo (le bois), et le compagnon de toujours Pierre Oba (Général de division de la police) pour les mines, doivent avoir un peu de compassion et d’empathie vis-à-vis du peuple congolais qui est devenu mendiant. Rendez cet argent pour améliorer la vie des Congolaises et des Congolais pour améliorer leur bien-être.

« Gilbert Ondongo séjourna à l’Hotel Danieli, entre le 24 et le 30 août 2015. La suite qu’il a occupée a été facturée 5 000 euros la nuit. M. Ondongo, a acheté un appartement Avenida da Liberdade, la plus cossue de Lisbonne, juste au-dessus de boutiques Cartier et Porsche. Et ceci grâce notamment à un virement de 347 000 euros effectué en août 2015, provenant d’une société de droit congolais contrôlée par José Veiga, le représentant au Congo d’Asperbras. » Il a été nommé en qualité de Représentant personnel du Général d’armée, chargé du suivi et de l’évaluation des plans et programmes, avec rang et prérogatives du ministre d’Etat. Comment un voleur peut-il surveiller d’autres voleurs du gouvernement congolais ?

« À la même période, selon des documents judiciaires portugais que Le Monde a pu consulter, le groupe brésilien Asperbras a également mis à disposition du ministre une résidence dans la station balnéaire chic de Cascais, surnommée la « maison du ministre ». La police portugaise y avait trouvé 3 millions d’euros et 4,35 millions de dollars (4 millions d’euros) en liquide lors d’une perquisition en février 2016. » Monsieur Gilbert Ondongo retorqua que cet argent ne lui appartenait pas, lui qui y dormait tout le temps lors de ses séjours au Portugal d’où le nom de la « maison du ministre. » Voilà les pourboires que monsieur Gilbert Ondongo laissent à la police portugaise pour ne pas être inquiété. Monsieur Gilbert Ondongo prend les Congolais pour des cons.

 Au Congo-Brazzaville, on met en prisons des honnêtes personnes, les objecteurs de conscience et ce sont les voleurs qui sont promus. Les exemples de gabegies sont multiples. Les autorités congolaises négocient avec le Procureur de Miami, pour l’achat d’une maison avec de l’argent détourné du trésor public congolais, en évitant ainsi la publicité autour de ce vol. Nous sommes déjà au courant. Pendant que le peuple congolais dort dans des taudis, eux ils se la coule douce à Miami. Après l’appartement de la Trump tower a 7, 5 millions de dollars payés par des circuits de mafieux pour la fille, la folie de grandeur continue. Ils n’ont plus de retenue ni d’éthique.

Les négociations s’éternisant, le tribunal du Southern District de Floride a autorisé la vente de l’appartement de Miami, saisi en juin, de Denis-Christel Sassou Nguesso, ex-cadre dirigeant de la SNPC et fils du président congolais. Le clan Nguesso amputé de son penthouse de Floride à 2,4 millions de dollar.

Comment Denis Christel Sassou Nguesso ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public privé peut être juge et partie Dans ces conditions c’est toujours le privé qui l’emporte. Ici c’est une lessiveuse de l’argent sale que l’on veut remettre dans le circuit.

Ayant épuisait jusqu’à la dernière goutte du pétrole congolais de la cuve, c’est la déforestation au Nord du pays. Le bois congolais passait par le Cameroun avec la complicité d’un membre du gouvernement de la République du Congo, Henri Djombo (l’un des milliardaires en dollar, discret), ministre de l’Économie forestière du 2 novembre 1997 au 7 mai 2016. Nos enfants sont assis à même le sol dans des classes bondées. C’est inhumain. Après le pétrole c’est le bois. Sont-ils sérieux ?

C’est maintenant à madame Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière, la concubine du moment, la favorite du Général d’armée, de terminer la déforestation du Congo-Brazzaville.

Le directeur général de la surveillance du territoire (DGST), le Général de police de 1ère classe, Philippe Obara avait promis après des rodomontades, une vantardise pleine d’insolence, d’interpeller avant le 31 avril 2018 dans une note signée le 19 mars 2018, toutes les personnes ayant contracté un prêt ou un crédit auprès du Fonds de soutien à l’Agriculture (FSA) et qui, depuis, n’ont pas procédé au remboursement.

Madame Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière, l’actuelle favorite du Général d’armée en première ligne de ses malversations financières ne fut guère inquiétée, évoquant même à qui voulait l’entendre sa très forte proximité avec monsieur Sassou Nguesso, Général d’armée. Voilà à quoi servent les Généraux au Congo-Brazzaville. Le Général de police de 1ère classe, Philippe Obara, après une mascarade d’arrestations à Kinkala, plus personne ne remboursa, surtout pas la favorite du Général d’armée Denis Sassou Nguesso.

Le rôle de monsieur Philippe Obara est de traquer et d’arrêter les opposants en les torturant et non de s’en prendre à la favorite du Général d’armée Denis Sassou Nguesso tant que le chef est satisfait de ses prouesses. On ne dérange pas les jouets de distraction de son chef. Du 31 avril 2018 jusqu’à ce jour, c’est le silence plat, plus personne ne rembourse. Le pauvre Général de police de 1ère classe, Philippe Obara, reparti la queue entre les jambes faire sa traque des opposants pour les mettre en prison. C’est triste, parce que s’il avait un peu de dignité, il allait démissionner. C’est ainsi que dans un audio qui circule sur les réseaux sociaux, le Feu Colonel Marcel Tsourou le traita d’Officier médiocre.

Le retour au gouvernement de madame la ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement au gouvernement, Ines Nefert INGANI (Néfertiti (dont le nom signifie « la belle est venue » ou « la parfaite est arrivée ») est une Reine d’Égypte, grande épouse royale d’Akhenaton) est un cas d’école. Car après en avoir été défenestrée le 17 septembre 2019, elle est de retour. Comment l’on dit les voies du Seigneur sont impénétrables. Mais au Congo-Brazzaville, il faut plaire au Père, au fils et au Saint esprit.

Le gouvernement du Congo-Brazzaville c’est l’auberge espagnole.

« La malversation financière c’est le détournement d’argent, de fonds commis par un employé dans l’exercice de sa charge, de ses fonctions. » Comment peut-on vivre dans un pays où le droit de cuissage pour rester dans le gouvernement est la norme. C’est la déchéance ! Les Congolaises et les Congolais sont à bout de souffle parce que si l’enfer est comme le Congo-Brazzaville, ils vont le vivre deux fois ; l’enfer au Congo-Brazzaville et dans les cieux. Pour les Congolaises et les Congolais c’est une double peine.

Pendant ce temps des images d’un autre temps montrent nos parents fatigués, allés réclamer leur retraite, le dos voûté avec un bâton servant de point d’appui pour marcher à pas de tortue. Pour ma part si je suis ce que je suis c’est grâce au travail de nos ainés congolais qui ont cotisé. Il est maintenant juste de leur rendre le fruit de leur travail pour une retraite paisible.

Nous pleurons des larmes de sang car même l’eau manque dans nos corps. Pourquoi ce manque de solidarité ?

Même après les nombreux délestages et le manque d’eau au robinet, ils osent rançonner la population pour un service non rendu. Quant à l’éducation, c’est la dépravation de nos femmes, nos filles et de nos sœurs qu’ils aiment. Nous ne pouvons pas les blâmer car ventre affamé n’a point d’oreilles. Cependant les enfants des dignitaires congolais sont envoyés dans des universités et des écoles huppées en Occident.

Ô Congo, la misère est telle que même les routes s’effritent et la corniche dégringole. Au Congo-Brazzaville, il y a des Congolais et des Sous-Congolais comme du temps de l’apartheid en Afrique du Sud.

Tout fini par finir. Comment avoir un bilan si ténu avec plus de 37 années de pouvoir cumulées ? 

Chaque congolais a le droit de réaliser son rêve dans son pays. Le ministre des Finances et du Budget du Congo, toujours les mêmes, Monsieur Rigobert Roger Andely (appelé BIC ROUGE) est de retour et cette fois-ci là pour utiliser un BIC (STYLO) NOIR afin d’effacer toutes les malversations financières congolaises. Y arrivera-t-il dans un pays qui cache ses dettes aux institutions internationales, pour encore et encore bénéficier des prêts qui plombent l’avenir de notre jeunesse.  Le Congo-Brazzaville manque de crédibilité au niveau des institutions financières internationales.

Les revendications de l’opposition congolaises sont toujours sur la table :

  • La libération de tous les prisonniers politiques, du Général Jean-Marie Michel Mokoko et d’André Okombi Salissa,
  • Un dialogue national inclusif,
  • La révision de la Constitution que même le diable ne pourrait défaire dans sa malice,
  • Rendre au peuple congolais ses droits constitutionnels,
  • Dégraisser l’armée congolais et la police congolaise remplie de ventre bedonnant car leur place est plus dans les casernes et d’assure la tranquillité quotidienne des Congolais,
  • Afin que la République du Congo devienne un pays démocratique.

C’est Cicéron qui disait : « Plus l’effondrement d’un Empire est proche, plus les lois sont folles. »

Franklin Boukaka chantait dans un de ses titres phares (l’immortels) : « Un vieux que je considère toujours jeune m’a dit un jour, mon petit tout homme doit mourir un jour, mais toutes les morts n’ont pas la même signification. »

Personne n’est immortelle même l’immortel Commandant Marien Ngouabi est aux oubliettes.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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