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Le Congo-Brazzaville, l’Empire des scandales financiers.

Le Congo-Brazzaville, l’Empire des scandales financiers.

Par :   Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSSA

Un Empereur est né et il règne sur le Congo-Brazzaville. Tout ce qu’il dit vient de Dieu sans intermédiaire. Pour le peuple congolais c’est la double peine : l’enfer sur terre et l’enfer dans les cieux.
Monsieur Sassou Nguesso, le Chef la FIRME (Entreprise industrielle ou commerciale de grande taille et mafieuse) nous fait honte à travers le monde. C’est le serpent qui se mord sa queue avec les scandales financiers et économiques qui le caractérise. Sa gloutonnerie et sa voracité de l’argent du peuple congolais sont incompréhensibles. Qu’est-ce qu’il en fait ? Aucune œuvre de grande d’envergure à part passer son temps à inaugurer des marchés et autres structures qui sont pour la plupart du temps inachevée. On est tombé bien bas.
En septembre 2020, le Congo-Brazzaville avec l’aide d’un pool bancaire à la tête duquel se trouvait la BGFI a mobilisé 300 milliards de francs CFA pour l’apurement partiel de sa dette intérieure avec un taux d’intérêt de 6,25% sur 5 ans.
En mars 2021, le Congo-Brazzaville fait encore un emprunt obligataire par appel public à l’épargne de 100 milliards de francs CFA pour apurer les arriérés intérieurs afin de favoriser sa stabilité financière et sa croissance hors pétrole, et ce sur 5 ans avec un taux d’intérêt de 6,25% net.
Toujours en mars 2021, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a eu via un pool bancaire un accord de prêt de 200 milliards de francs CFA pour assurer le règlement des pensions des retraités du secteur privé et parapublique (Public-État). Ceci n’est qu’un effet d’annonce due à l’élection présidentielle en cours. À ce jour l’accord trouvé avec le pool bancaire ne serait qu’à hauteur de 50 milliards de francs CFA. Les retraités de la fonction publique ne font pas partie de cet accord, car malgré le prélèvement des cotisions sociales des fonctionnaires à la source, l’État Congolais virait ces cotisations sociales au trésor public au lieu de les envoyer à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). En plus des recettes liées à la vente de pétrole, Le trésor public congolais est la machine à cash des Sassou et Nguesso pour leurs virées nocturnes en Espagne et sur la Côte d’Azur pour les anniversaires, l’achat d’un appartement dans la Trump Tower, des voitures de luxe, des voyages dans des jets privés, des maisons de luxe à Miami, prendre en bonne compagnie l’air de marin sur les Yatchs, l’achat des appartements en France peut regardante sur l’évasion fiscale. On ne contrarie pas les amis qui participent au financement des partis politiques français surtout lors d’élection présidentielle.
La croisière s’amuse avec des centaines de millions de francs CFA mis en jeu pour une élection présidentielle dont on sait d’avance que monsieur Sassou Nguesso se succédera à lui-même avec une campagne menée par les frais du contribuable congolais. Les résultats seront communiqués à 4 heures du matin avec la coupure d’internet et des réseaux sociaux. « Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes. » disait Joseph Staline. Plus rien ne nous étonne du personnage !
« Un emprunt obligataire est un instrument financier émis par une personne morale (État, Collectivité publique, Entreprise publique ou privée) qui reçoit en prêt une certaine somme d’argent de la part des souscripteurs des titres. » Au Congo-Brazzaville, l’emprunt obligataire est fixé à 10 000 francs CFA, droit d’entrée minimum. Toutes les citoyennes et tous citoyens peuvent y souscrire. Dans le cas d’espèce, c’est une manière propre de blanchir de l’argent sale. Le blanchiment de l’argent sale est une action de donner une existence légale à des fonds dont l’origine est frauduleuse ou illicite, comme au Congo-Brazzaville.
Non content d’avoir dissimulé à la communauté internationale une dette de 9 milliards de dollars américains, en y ajoutant celle de la gestion calamiteuse du fils de l’Empereur à la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo) de 5 milliards de dollars américains, la dette réelle du Congo-Brazzaville est de 14 milliards de dollars. Le navire Congo-Brazzaville tangue, chavire de toutes parts pour s’échouer. La situation au Congo-Brazzaville est catastrophique sur tous les plans.
La seule question que doit se poser le peuple congolais est celle de savoir où sont passés les 14 milles milliards de francs CFA, car cet argent appartient au peuple congolais et non aux Sassou et Nguesso ?
La levée de fonds de 300 milliards de francs CFA avait au final atteint un montant de 335 milliards de francs CFA répartis comme suit :
123 milliards de francs CFA payés à des compagnies chinoises qui n’ont de chinoises que le nom car appartenant à Jean-Jacques Bouya, Ministre de l’Aménagement, de l’Équipement du territoire et des Grands travaux de la corniche qui s’effondre, des routes biodégradables, de la construction des routes imaginaires alors que l’argent a été décaissé du Trésor Public Congolais d’au moins 153 milliards de francs CFA.
82 milliards de francs CFA de dettes dites toxiques auprès des banques (dont pool bancaire)
50 milliards de francs CFA pour les domaines présidentiels afin de justifier le rang digne d’un Empereur. La fête continue pour eux comme avant, pendant que le peuple congolais ne sait plus à quel Saint se vouer malgré la multitude d’églises au Congo-Brazzaville.
20 milliards dettes sociales (pensions et salaires),
30 milliards francs CFA pour hôpitaux et divers,
30 milliards francs CFA de dettes intérieures (audit 2014/2016)
Le paiement de la dette intérieure du Congo-Brazzaville a atteint 335 milliards au lieu des 300 milliards initialement prévue. La BGFI ayant ajouté 25 milliards et la LCB BANK 10 milliards de francs CFA. Filiale du groupe BMCE Bank of Africa créée en 2004 sous le nom de La Congolaise de Banque est devenue LCB Bank.
Sur les 335 milliards de francs CFA prévu pour payer la dette intérieure, seulement 30 milliards de franc CFA ont été payés avec une décote de 35% au total, dont 10% par la CCA (Caisse Congolaise d’Amortissement) et une décote de 25% pour le pool bancaire et Club de Brazzaville.
Le Congo-Brazzaville est actionnaire de BGFI CONGO où siège au conseil d’administration l’Amiral Jean-Dominique Okemba qui n’a même pas une pirogue pour mener une bataille navale. La plupart des entreprises congolaises appartiennent au clan Sassou Nguesso. On comprend mieux qu’il faille commencer par rembourser la Famille royale au détriment du peuple qui est dans la misère.
Ensuite, a suivi le remboursement des sociétés chinoises (avec des comptes bancaires à Dubaï) qui ne sont en fait que des Prête-noms car appartenant à la nomenklatura congolaise, entre autres Jean-Jacques Bouya, et qui ont les pouvoirs de vie et de mort sur les citoyens congolais et des privilèges incommensurables pour les élites corrompues congolaises. Pour exemple lors d’une réunion avec les sages de son village, l’Amiral Jean-Dominique Okemba avait dit : « On a ont tué dans le Pool et le ciel n’est pas tombé. » Cette arrogance aura son épilogue devant la cour pénale internationale (CPI) car les crimes de masses et de sang sont imprescriptibles.
Pour l’emprunt obligataire de 100 milliards de francs CFA, 50% de cette somme ont déjà été affectés dans divers ministères comme indiqué :
Le Ministère des Hydrocarbures sur les 50 milliards de francs CFA, se voit affecter 24 milliards de francs CFA pour calmer la grogne des jeunes de Pointe-Noire qui n’ont plus confiance à monsieur Sassou Nguesso, Ange ou Démon ?
Les 335 et 100 milliards de francs CFA sont des dettes indexées à la fiscalité donc imputables à l’État congolais ce qui ne fera qu’alourdir nos charges de remboursement. C’est la contribution des Congolais à la mal gouvernance de notre pays. Les 335 milliards de francs CFA auraient normalement dû servir à relancer l’économie, construire des écoles, améliorer le système de santé, donner aux Congolais de l’eau potable. Mais au Congo-Brazzaville l’on gouverne la tête à l’envers.
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a fait une levée de fonds de 200 milliards de francs CFA pour payer les retraités du secteur privé et para-étatiques qui ont payés les cotisations sociales par leurs employeurs. Pour les fonctionnaires congolais c’est le chemin de croix qui les attend car ils ne sont pas concernés par cet emprunt.
Encore un scandale parmi d’autres au Congo-Brazzaville qui ne finiront pas tant que monsieur Sassou Nguesso, Empereur d’Oyo et d’Édou, avec sa milice continueront à perturber la tranquillité des paisibles populations congolaises. Lors de sa dernière balade à Pointe-Noire, le travail n’étant pas son point fort, ce dernier a inauguré une nouvelle raffinerie modulaire avec une production prévue de 50 000 barils par jour. Encore une arnaque, car selon les experts du secteur pétrolier une raffinerie modulaire ne produit que 15 000 barils jour maximum. Pour cette nouvelle raffinerie modulaire d’un coût de 600 millions de dollars américains, un contrat de 15 ans a été signé avec une compagnie chinoise qui n’a de chinoise que de nom car appartenant sûrement au clan Jean-Jacques Bouya, l’homme de mains et des coups foireux de monsieur Sassou Nguesso. L’État congolais finance la nouvelle raffinerie modulaire à hauteur 24 milliards de francs CFA. Pour les Sassou et Nguesso, ce puits de vol d’agent des Congolais est sans fin et intarissable. Alors pourquoi ne pas en profiter quand on est protégé par nos soudards ? Quand on prend de l’âge on s’assagit, mais pour monsieur Sassou Nguesso c’est le banditisme qui continue. Pauvre Congo qu’avons-nous fait pour mériter cette calamité, UN GRAND MALHEUR COLLECTIF. Les 14 milles milliards de francs CFA pour blanchiment d’argent sale commencent à sortir de leur tanière.
Pourquoi une nouvelle raffinerie alors que nous avons la CORAF (LA CONGOLAISE DE RAFFINAGE) qui ne fonctionne qu’à la moitié de ses capacités. C’est indécent dans un pays producteur de pétrole que les usagers congolais fassent la queue pour acheter de l’essence. L’on doit d’abord satisfaire la production nationale avant de vendre le pétrole congolais à l’extérieur avec des Commissions faramineuses.
Il eut été sérieux de mettre à niveau la CORAF pour le peuple congolais. Encore une entourloupe du clan Sassou Nguesso pour s’en mettre plein les poches. C’est triste cher compatriote congolais. Allons-nous croiser les bras devant ce vol de haute classe où le peuple congolais n’y voit que du feu ?
Au Congo-Brazzaville, il y’a les très riches et il y’a les très pauvres. La classe moyenne n’existe plus. Priver les agents de la fonction publique de leur retraite est inconcevable et répugnant.
Le Congo-Brazzaville du fait de l’incurie de ses dirigeants en premier monsieur Sassou Nguesso est dans la mouise.
« L’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. Mais il n’est peut-être pas moins vain de s’épuiser l’exécution d’une tâche à comprendre le passé, si l’on ne sait rien du présent » disaient MARC BLOCH, LUCIEN FEBVRE dans l’histoire immédiate.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSSA

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