Politique, Société

Le devoir moral de la diaspora

 

Par  EBON MEXANT

Chers compatriotes de la diaspora,

Pendant que le Congo va mal, certains d’entre nous font semblants de ne pas s’en apercevoir, mais faudrait-il que le Congo-Brazzaville disparaisse de la surface de la terre, ou soit englouti par la Chine, pour que nous prenions conscience !?
Face à une telle situation de détresse, il est tout à fait normal que les congolais de la diaspora viennent au secours de la terre qui nous a vus naître.
Cela doit d’abord commencer par la prise de conscience collective, du rassemblement de toutes les forces de la diaspora autour d’un leadership et d’un objectif clair, celui de renverser le pouvoir de Brazzaville par une désobéissance civile, qui est d’ailleurs un droit constitutionnel.

Ce n’est donc pas une incitation au coup d’État, mais une sorte de droit de retrait collectif face à un danger imminent.
Oui ! La diaspora a le devoir moral d’agir pour renverser le régime criminel de Brazzaville par les moyens légaux prévus par la Constitution, afin de restaurer la démocratie et de libérer le peuple congolais des jougs de la dictature sauvage et tribale.
Ceci dit, la désobéissance civile n’est pas un ennemi de la démocratie, au contraire, elle rendra visible toute la laideur du pouvoir de Brazzaville dans le monde entier, qui est d’ailleurs soutenu par ceux-là même qui donnent les leçons de démocratie au monde entier, mais font le contraire lorsqu’il s’agit du du Congo-Brazzaville.

Par conséquent , la désobéissance civile est donc le seul antidote que nous disposons pour vaincre cette dictature sauvage , c’est le seul élément pertinent qui pourra réveiller la « conscience endormie » des congolais et conduire au déferlement en masse des congolais dans les rues de la capitale pour en finir avec la tyrannie.
Certains me diront qu’ils vont nous massacrer car ils ont des armes, c’est peut-être vrai !
Mais, vous oubliez que nous avons des cerveaux qui est selon moi, une arme plus redoutable que celles qu’ils ont en leur possession.

Pour moi, sauver le Congo signifie avoir le courage et la lucidité de transcender nos égos pour faire taire nos divergences inutiles, et de nous regrouper autour d’un leadership fort.
Sauver le Congo signifie, être capable de transcender le tribalisme et le sectarisme au sein de notre diaspora.
Sauver le Congo signifie, consacrer au moins une heure de son temps par semaine et aussi de s’acquitter de 50 € de cotisation annuelle pour se débarrasser de la dictature.

Car la diaspora congolaise est composée de 10% de la population du Congo, ce qui nous ramène à environ 500.000 personnes.
Si 25 % au moins pouvait s’acquitter de leur cotisation, nous aurons environ 5 millions d’euros dans la cagnotte pour l’estocade finale au régime de Brazzaville.

D’autre part, la diaspora congolaise doit se considérer comme la 11e région du Congo par notre nombre d’habitants , ce qui voudrait dire que nous sommes la région la plus riche du Congo, la mieux instruite, la plus avancée en terme d’économie, de finances et de technologie.

Si c’est vrai, pourquoi avions-nous peur de la dictature Brazzaville alors que nous avons tous les atouts pour la vaincre?
Enfin, sauver le Congo signifie, réunir toutes les intelligences de la diaspora pour renverser le régime de Brazzaville par une désobéissance civile qui sera piloté par cette diaspora à travers celui qui incarnera le leadership.

Je demande solennellement au grand frère Marc Mapingou de prendre ses responsabilités historiques pour prendre la tête de cette diaspora pour piloter le plan de restauration de la démocratie dans notre pays.

Que Dieu bénisse le Congo !

 

EBON MEXANT

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