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Le T3S « TOUT SAUF SASSOU ET SON SYSTEME » doit être notre seul objectif pour la reconstruction d’un Congo nouveau

La pyramide du vol et de la corruption au Congo-Brazzaville

Le T3S « TOUT SAUF SASSOU ET SON SYSTÈME » doit être notre seul objectif pour la reconstruction d’un Congo nouveau

 Par

Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI

Depuis l’existence de notre République, il faut le dire sans ambages que nous n’avions jamais atteint ce degré zéro de l’idiotie et du tribalisme politique tel qu’il est instauré aujourd’hui au Congo-Brazzaville par le Clan SASSOU. Même les partisans les plus farouches de ce système s’indignent devant la montée de la gestion patrimoniale et clanique des richesses de l’Etat, des antivaleurs, des actes antirépublicains, des incitations à la haine tribale, etc Cela ne saurait être imputable a l’homme du nord en général. Comment peuvent-ils encore tenir ? Pourquoi ce petit État d’Afrique centrale destiné à un avenir radieux, où débordent tous les tumultes d’une Afrique centrale ravagée par les conflits peut-il résister de sombrer à son tour  à cause d’une gestion calamiteuse de ses ressources? Cette nation, c’est le Congo-Brazzaville en équilibre sur un fil qui risque de se rompre devant la cécité politique de ses gouvernants actuels

Je propose le T3S « TOUT SAUF LES SASSOU ET SON SYSTEME » pour sortir de l’épineux problème politique au Congo-Brazzaville. En 40 ans presque du pouvoir clanique de SASSOU, combien de réalisations durables et permettant un élan économique conséquent du Nord ont-ils réaliser ? Vous, enfants du Nord qui ont été envoyés au Sud pour rechercher un terroriste imaginaire, terroriste qui n’existait que dans le plan machiavélique concocté par ceux qui vous manipulent avez-vous su réellement pourquoi vous avez été sacrifiés ?  En réalité, vos enfants sont tombés inutilement, sauf à défendre un pouvoir en qui ils croient aveuglement pour la survie des « MBOCHIS du clan sassou ». Quelle idiotie ?

Aux frères du Nord, si je peux encore vous considérer comme des frères, je pense que oui car beaucoup d’entre vous sont loin des magouilles morbides concoctées par SASSOU. Il est temps de vous réveiller. Votre posture absurde actuelle ne repose que sur du vent, l’illusion d’un pouvoir absolu. Vous vous enfermez dans une situation critique illusionniste   qui demain risque d’être catastrophique pour vous. Que fera demain le pouvoir de SASSOU si les jeunes de MVOUMVOU ou MBOTA décident de s’en prendre à tout « MBOCHIS » ? Avez-vous pensé à cela ?  On dit que « L’eau dans laquelle est mort le chien ; c’est l’étranger qui la boit (parce qu’il n’y a que lui qui ne le sait pas) proverbe de chez nous. Congo-Brazzaville.»   Tous les congolais savent qui cultive cette haine et pour quelle raison. Ce qui par nature absurde car le MBOCHIS est un congolais a part entière , cette discrimination ne devrait même pas exister. Seulement ne nous violons pas la face, il y règne un climat de chasse aux « MBOCHIS ». Nous ne devrions pas l’encourager.

La politique de la haine que cultivent les « MBOCHIS » d’OYO et OLLOMBO suinte de partout. Elle est dans le déni, le rejet de l’autre, dans l’inoculation de la haine dans tous les milieux sociaux dans le seul but de pérenniser un pouvoir moribond. Un pouvoir qui cultive le vice du mépris, partisan du moindre effort. Cette politique du déni n’est pas imputable à tous les hommes du nord.

Les esprits faibles pensent que la solution viendra de la scission du Congo, quelle aberration ?? La haine, on la retrouve aussi bien dans les propos méprisants et caricaturaux de l’homme du Nord au pouvoir que dans les invectives et les menaces d’une jeunesse abreuvée par quelques miettes et instrumentalisée qui se déchaînent à travers les réseaux sociaux et se livrent même à une sorte de compétition à qui sera le plus radical, le plus excessif, le plus provocateur.

Ici, la banalité de la violence s’efface derrière la virulence de la haine. Celle-ci se généralise d’ailleurs avec l’agressivité des citadins périphériques contre les citadins métropolitains, d’un Congo pourtant sous perfusion et qui souffre, qui désespère contre un Congo des SASSOU et son Système qui marchent sur un tapis de sang et de haine en brandissant le spectre de « du pouvoir « MBOCHIS » et du mépris.

Le cercle de la haine mis en place ressuscite des frontières de classe et de tribus, on a cru un moment que cela s’est estompé. Erreur, le Congo se divise derechef entre partisans de la restauration de la démocratie et militants du statut quo qui se dévisagent durement. Revisitant ainsi les tristes réalités des début de la jeune nation congolaise comme l’a décrit Marion MADZIMBA EHOUANGO  je cite 

« Si les mbochis prenaient le courage de dénoncer les dérives de leurs propres parents, la question ethnique serait moins dramatique dans les discussions politiques. Ne prenez pas à la légère l’interrogation de Nianga-Mbouala sur l’avenir des mbochis …c’est un fait politique inquiétant…Faites l’effort d’être un peu critique envers les parents. Ça les ramènerait à la réalité pour le bien de tous … Ne croyez pas que toutes les critiques formulées à l’encontre de ce pouvoir manquent de fondement. Si Massamba Débat avait stoppé les dérives de Mabouaka et Castro, les congolais n’auraient pas soutenu l’aventure militaire de 1969…si certaines ethnies proches de lissouba n’étaient pas aussi ostentatoires, je doute que des gens sérieux aient pu prêter attention aux agitations du pct déjà exposé par la CNS. Si Youlou avait accepté de se débarrasser de ses ministres que les syndicats traitaient de voleurs, on ne l’aurait pas attaqué sur les mêmes faits…Il faut toujours prendre le soin de bien analyser les critiques plutôt que de toujours s’eriger en défenseur inconditionnel du pouvoir parce que l’on se croit concerné. Je suis plus concerné par ces dérives que vous…c’est pourquoi je suis d’autant plus critique car j’ai ce droit moral et ma conscience m’y oblige ».

La haine investit tous les partis, submerge les territoires, enjambe les idéologies. Voilà comment SASSOU a plongé une fois de plus dans l’une de ces tornades subites, irrésistibles, qui risque d’envahir le Congo durant des années avant de retomber en laissant place à l’amertume, à un sentiment de perte de temps, un ressentiment de recul devant la progression rapide vers le développement que connaissent d’autres États africains.

Ce poison de la haine qui ronge le pouvoir clanique et qui submerge soudain la société congolaise en caste décomposée, déstructurée, instable, fragile, imprévisible est une sorte d’ épée de Damoclès . La haine instrumentalisée en argument politique resurgit dans un Congo qui peine à s’appeler Nation. Car sous ce semblant de modernité couve la haine la plus viscérale que le Congo n’ait jamais connue.

Les tergiversations de Denis Sassou Nguesso et son clan sur la question du dialogue et de la gouvernance électorale alors que les élections programmées théoriquement au mois de mars 2021 témoignent d’un machiavélisme destructeur. Rusé, Sassou avance masqué sur les questions de respect de l’ordre constitutionnel.

On aurait pu s’en passer de toutes ces aberrations devenues la marque de fabrique de la gouvernance Sassou. Seulement l’heure est grave car par ces temps de déficits, de chômage et de grave crise économique de telles aberrations n’ont aucune justification rationnelle. Même si on ne lutte pas avec les mêmes armes et que le combat est inégal et le bon sens des uns se heurtant aux arguments d’autorité, au mépris et à la violence policière des autres, il faut bien l’admettre qu’on est bien sous une dictature où les intérêts privés d’une infirme minorité, soutenue par les moyens de coercition étatique, sont considérés comme plus importants que l’intérêt général.

Jamais avec ces méthodes archaïques aux relents tribalistes, la modernité ni le développement du Congo ne seraient gagnés à coup de raccourcis, de mimétisme à la carte ou d’anesthésie généralisée des consciences. On ne construit pas une nation sur du sable mouvant, ni encore moins par une volonté sécessionniste vengeresse.

Seulement, faisons attention, même si le virus est dans le fruit des « bébés Sassou » sortent progressivement de leur léthargie et ils commencent à en fabriquer d’autres en quantité industrielle pour s’accaparer du Congo. L’avenir est désormais entre nos mains. Nous savons ce qu’ils veulent faire, allons-nous subir ou résister ?

Notre action aura plus de crédit si son projet est clairement expliqué aux congolais qu’il s’agit de libérer le Congo des sangsues politiques qui utilisent le sang des congolais pour se régénérer.

Soutenir KOLELAS n’est pas synonyme de faire allégeance à SASSOU,

Soutenir MUNARI n’est pas synonyme de pactiser avec SASSOU,

Soutenir MOKOKO ou OKOMBI n’est pas synonyme de trahison du sud…….

Peut-être ne sont-ils pas convaincants pour le moment , il n’en demeure pas moins c’est notre opposition. Notre action devrait consister à leur plus efficace, à redresser leur démarche pour atteindre notre objectif. Rejeter tout en bloc n’est pas la solution, les revendications des jeunes qui veulent faire table rase, je vous invite de sortir de votre confort de la critique facile tapis dans l’ombre et d’affronter la réalité de la politique congolaise sur le terrain miné par les experts du vice, de la manipulation, de la bastonnade, de l’impunité…Si vous sortez de là sans égratignure je vous applaudirais. Pour l’heure je persiste que nous n’avons pas d’autres opposition que celle-là. La scission est une fuite en avant. Discutons, clarifions, et proposons ensemble dans un climat apaisé si nous partageons tous le même objectif.

Andrea NGOMBET, Dave Uphren MAFOULA et beaucoup d’autres jeunes dont l’audace mérite notre attention veulent d’un Congo ou les jeunes doivent travailler main dans la main du Nord au Sud ….

 

Jean-Claude BERI

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