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Législatives 2022 : le PCT s’inscrit  dans une interminable et stérile continuité.

Législatives 2022 : le PCT s’inscrit  dans une interminable et stérile continuité.

Par  Jean-Claude BERI

 

«  Les législatives 2022 au Congo ressembleraient à une foire à la « ridiculisation » et au partage du gâteau entre frères, cousins, beaux-frères et amis. » JCB

Le spectacle affligeant renvoyé par le PCT dans cette campagne législative 2022, illustre l’état d’un parti en décomposition avancé. Le temps n’est-il pas venu de restituer ce sigle à la mémoire collective ?

L’incapacité du père SASSOU devenu presque inaudible sous le contrôle de MATONDO NATIONAL, autrement dit Denis Christel SASSOU NGUESSO, a ouvert la boite de pandore politique des rejetons du système qui n’attendaient pas mieux.  Les législatives 2022 au Congo ressembleraient à une foire à la « ridiculisation » et au partage du gâteau entre frères, cousins, beaux-frères et amis. Le tout sous les yeux bienveillants des parents qui poussent des cris. L’hystérie est collective au PCT. Elle est devenue partagée et contagieux. Il y a des jours où je crois qu’elle devrait être inscrite dans le patrimoine politique de l’imbécilité du PCT. La bêtise, on devrait la célébrer au PCT comme un bien commun. La vague déferlante des candidats issus non seulement du PCT mais surtout d’une même lignée familiale ressemble à un piège tendu par les charognards de l’unité nationale. Il est clair, que le PCT par sa politique dévastatrice place la République en porte à faux devant les congolais, par ces agissements qui poussent à penser que la République doit être méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions démocratiques et la  » parentocratie ’’ clairement affichée en mode de gouvernance.  Le Congo court un grand danger du fait, essentiellement, de la gestion unilatérale et autoritaire des affaires de l’Etat par un clan. En l’état actuel des choses, tout peut basculer à n’importe quel moment. Ce que personne ne souhaite. Le pouvoir présocratique en place ainsi que les partis complices et apparentés n’affichent, en réalité, aucune volonté pour le changement.

Tous les acteurs politiques encore éveillés avec lesquels nous avons discuté, dans le cadre de cette campagne sur l’idée d’un projet de reconstruction d’un consensus national, expriment leur peur quant à l’absence de perspectives politiques sérieuses. Pouvoir politique et ‘‘opposition’’ choisie ne veulent pas sortir de leur cocon et s’entêtent à vouloir imposer leurs propres logiques. La hausse des prix du pétrole a revitalisé relativement le budget permettant, comme on l’observe dès le début des campagnes le gaspillage et la corruption des populations. A la place d’un discours sur les bilans, les candidats du PCT se lancent tous dans les concerts et des soirées festives.  La campagne électorale PCT c’est la foire de la distribution des billets de banque. L’achat des consciences, les trafics d’influence, les menaces et les intimidations pour les uns, etc… Ceci traduit bien les propos de MM MANDZIMBA « : organiser la corruption au sein de la jeunesse, en promouvant ceux de ses membres, partis de rien, qui acceptent de servir de marchepieds aux « enfants de la famille » ». Les voix discordantes sont simplement éliminées, muselées ou poussées à l’exil.

Tout ceci est planifié d’avance car résultant d’un plan conçu pour maintenir le pouvoir au sein d’un clan. Après les pères les fils prendront l relais.

A priori, le pouvoir ressent les signes d’un essoufflement du système, ils conviennent de laisser entrer le troupeau dans la mangeoire  pendant qu’il est encore temps. Qui peut croire que ces « filles et fils de «  seront vraiment élus , passeront  les urnes, dans un processus le plus transparent possible?  Qui peut croire que ces « filles et fils de «  seront adoubés par les citoyens et non pas par le clan. Qui peut croire que ces « filles et fils de «  agiront  en démocrate, et non pas en oligarchie, où le pouvoir se concentre entre les mains de quelques-uns. Accepteront ils l’alternance, de rendre un pouvoir qui ne leur appartient pas. Au fond, les choses sont assez claires. Il n’y a pas de délit de patronyme ou de progéniture, il ne peut y avoir que des délits de mal-gouvernance, de détournement de démocratie. Le Congo n’est plus celui de nos aïeux . Il a beaucoup muté , pas toujours dans le bon sens. Il exige plus de modernité, plus de pluralisme. Les « filles et fils de  »  doivent pouvoir quitter le palais. Être autre. Se consacrer à des tâches différentes et tout aussi essentielles. Favoriser le changement. Être un passeur, un transmetteur, au lieu de s’inscrire dans une interminable et stérile continuité. Car le PCT a toujours eu peur de la démocratie, du combat des idées, de l’effort consentis pour gagner son pain. Le Pire aujourd’hui ce n’est plus seulement l’abîme du PCT, son échec, sa défaillance, sa déroute, sa ruine n’est pas plus à craindre que le fourmillement des « petit PCT » qui n’attendent que le bon moment pour être calife à la place du calife. Le mammouth, le pachyderme est arrivé au bout de son parcours car chaque chose a une fin avec son lot d’échec et de destruction de l’économique congolaise.

Maintenant les congolais doivent se battre contre les « Petits PCT » qui, formés à la même école que leurs pères,  s’empressent de démontrer leurs talents de fossoyeurs de la république. On ne le dira jamais assez, ces rejetons commencent à avoir des dents si longues que leurs morsures entament notre chair. Il est à craindre que l’on passe de l’échec du PCT pères  au clonage du PCT fils . Si c’est pas déjà fait…..

C’est aux congolais d’en décider, vous avez le destin de votre avenir dans vos mains maintenant. Qu’on ne s’y trompe pas l’échec actuel de notre démocratie, la faiblesse grave de notre économie n’est pas imputable aux congolais, c’est l’échec, d’un parti, d’un clan, d’un gouvernement, d’une politique hasardeuse et semée d’antivaleurs symbolisé par le PCT depuis 49 ans.  

Jean-Claude BERI

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