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Les Cadres du Pool (Laris et Kongo) du PCT sont-ils maudits !  

Les Cadres du Pool (Laris et Kongo) du PCT sont-ils maudits !

Par  :  Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA  

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Après avoir trahi les Présidents l’Abbé Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat, ces soi-disant cadres du Pool s’offrent à monsieur Sassou Nguesso.

Militant pour certains dans le PCT (Parti Congolais du Travail) sous la houlette de monsieur Isidore Mvouba, compagnon de monsieur Sassou Nguesso qui reste muet lorsque ce dernier bombarde et tue les ressortissants du Pool, les cadres du Pool du PCT se sont retrouvés le 20 février 2021 à Kinkala pour une collecte de fonds de 100 millions de francs CFA pour leur candidat à l’élection présidentielle monsieur Denis Sassou-Nguesso.

Quand l’armée congolaise tire et tue les ressortissants du Pool pour des raisons qui nous échappent toujours, ces cadres du Pool ne pipent mot. Aucune réprobation ni indignation ni d’empathie de leur part pour les sinistrés, préférant garder le silence pour rester dans les bonnes grâces de l’Empereur.

Le département du Pool est défiguré par tant d’années de guerre imposées par monsieur Sassou Nguesso. Il aurait été préférable que ces 100 millions de francs CFA servent à la reconstruction des villages abandonnés tellement délabrés par ces heurts inutiles, des écoles, des hôpitaux, des routes, etc., au lieu d’aller offrir cet argent à un monsieur Sassou Nguesso qui a volé 14 milles milliards de francs CFA aux Congolais. Jusqu’à ce jour nous n’avons aucune explication plausible de l’endroit où est passé cet argent qui appartient au peuple congolais. Aucune commission d’enquête n’a été diligentée par les députés car pour rappel, le Président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville et ses députés (représentants du peuple pour contrôler l’action du gouvernement et faire des lois) sont nommés donc sous les ordres de l’Empereur. Notre tyran n’est pas responsable et il n’a de compte à rendre à personne : c’est la dictature dans toute sa splendeur.

Les 14 milles milliards de francs CFA disparus du trésor public sont pour les générations futures des Sassou, des Nguesso et des courtisans ; Pas pour le peuple Congolais.  La jeune dame qui l’avait interpellé à ce sujet pendant la campagne de 2016 avait eu raison de s’inquiéter.

Les cadres du Pool du PCT sont des masochistes. Plus on bombarde le Pool, plus ils sont contents car redevables du dictateur. C’est le syndrome de Stockholm de ces cadres qui ont une sorte d’empathie, de contagion émotionnelle vis-à-vis de celui qui les massacre.

À bien y voir le Congo-Brazzaville est une compilation de département et non une république. Les Mbochis collectent l’argent entre eux pour offrir 100 millions de francs CFA à leur champion pour sa campagne électorale pour l’élection présidentielle du 21 mars 2021. Les autres départements font la même chose en faisant monter les enchères. C’est une balkanisation de fait de l’Empire Congo. L’on ne se mélange pas, mais nous soutenons tous le tyran afin d’éviter sa colère. Le traumatisme douloureux de Pointe-Noire de l’élection présidentielle de 2016 est toujours présent. Lui qui se croyait aimer de tous les Congolais avait reçu une défaite cuisante dans cette ville. Est-il en mal d’amour ?

Chaque département a son chef qui voue une admiration sans borne à monsieur Sassou Nguesso qui parle de paix mais qui a la malice dans le cœur. Ses paroles sont plus douces mais la guerre est dans son cœur.

Les Cadres du Pool du PCT sont prêts à vendre père et mère pour avoir une parcelle de pouvoir. C’est affligeant !

Le Congo-Brazzaville de demain que nous allons bâtir est celui qui permettra à un ressortissant du Sud de se faire élire dans le Nord du pays et vice versa ; Ce sera long car il faudrait changer notre paradigme.

Le PCT n’a aucun énième projet de société sérieux à proposer aux Congolais, tous les projets slogans ont jusqu’à ce jour échoué. Le bilan des cinq années passées nous conforte sur le fait qu’Il ait brillé mondialement en maquillant les dettes extérieur et intérieur, le vol des deniers publics, des travaux mal ficelés, du manque d’infrastructure de grande envergure, de la non construction des 12 hôpitaux supposés donnés des soins de qualité dans chaque département qui sont encore à l’état embryonnaire, du manque d’eau et d’électricité offert à compte-goutte. Nos élèves prennent les cours dehors à défaut des salles de classe surchargées jusqu’à 300 élèves par classe. À l’université Marien Ngouabi, les étudiants sont obligés de se réveiller à 5 heures du matin pour prétendre avoir une place assise. Les professeurs d’université comme des enfants reçoivent des ordinateurs en cadeau par une fondation : c’est une forme de corruption. Pour conclure, une adoration sans faille à monsieur Sassou Nguesso.

Les cadres du Pool ont perdu le Nord mais ils y sont bien. Le Sud du pays vit dans la terreur permanente d’une chasse à l’homme par la milice de monsieur Sassou Nguesso. Quand on bombarde le Pool, ces cadres du Pool du PCT sont muets comme des carpes. Aucune indignation ni réprobation de ces derniers qui sont à l’aise sous les lambris dorés de l’Empire.

La municipalisation accélérée du Pool en 2012 avait coûté 500 milliards de francs CFA avec un taux de réalisation des travaux de 30%. Où sont donc les 70% des 500 milliards de francs CFA ? Le piège se referme sur Isidore Mvouba le grand ordonnateur des travaux et l’ami du persécuteur des Laris et des Kongos. Dans l’incapacité de prouver les 70% des 500 milliards de francs CFA volatilisés il risque la prison s’il ne se met pas au service de l’Empereur. Ce moyen de pression sur monsieur Isidore Mvouba fait de ce dernier un béni oui oui.  Monsieur Sassou Nguesso les tient car ils ont volé les deniers publics.

En politique c’est le rapport de force qui compte. Les cadres du Pool du PCT sont sous surveillance particulière de monsieur Sassou Nguesso qui à tout moment peut demander à son Procureur de la république de fourrer son nez dans ces sales affaires. Nonobstant ces sales affaires, ils adorent leur persécuteur.

Un homme politique se doit d’être exemplaire afin d’améliorer le quotidien de ses concitoyens. Au PCT c’est le vol de l’argent public qui est la norme, l’injustice prime sur la justice, l’indignité est acceptée. Le drapeau rouge du PCT est une insulte à nos mémoires car il représente l’oppression et les heures sombres de notre pays.

Au Congo-Brazzaville la liberté est sous surveillance, l’unité a laissé la place au tribalisme, le travail est remplacé par les passe-droits, le progrès inexistant et l’égalité n’existe pas devant la loi. La conception du PCT, Parti-État, refait surface. Le PCT nous ramène au XXème siècle avec la conjonction Parti-État. Ce recul est dangereux car il crée de fait l’inégalité entre ceux qui militent au PCT et ceux d’autres partis politiques. L’hégémonie du PCT sans contre-pouvoir porte atteinte à nos droits civiques, à la liberté d’expression, la liberté de manifester et la promotion de cadres au sein de l’administration. Le Parti-État crée l’impunité de ces membres parce qu’ils sont en même temps juges et parties. L’instinct de conservation du pouvoir aboutit à toutes les dérives. Ce n’est pas de ce pays que nous voulons.

Ces cadres du Pool militant au PCT nous font honte, car ils ne peuvent justifier les 100 millions de francs CFA à remettre à monsieur Sassou Nguesso dans un pays en décomposition. Ils se comportent comme des mendiants et d’hommes sans dignité. Alors comment voulez-vous qu’on les respecte ? Ils ont perdu leur dignité pour les honneurs et un peu d’argent.

Nous ne désespérons pas changer les choses une fois aux affaires. En politique on peut tout fuir sauf sa conscience ? Ont-ils encore une conscience ? Les cadres du Pool du PCT sont des indécrottables fourbes et traîtres. Pour rappel, le bonheur ne vaut que lorsqu’il est partagé.

C’est Jules-Paul Tardivel qui écrivait : « Un traître est plus dangereux qu’un fou. »

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA  

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