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Les dictatures finissent toujours ainsi, dans la boue et le sable du déshonneur dans la bouche.

Les dictatures finissent toujours ainsi, dans la boue et le sable du déshonneur dans la bouche.

Par

Jean-Claude BERI

 

 

« La dictature s’épanouit sur le terrain de l’ignorance. » George Orwell, 1984

Jean-Claude BERI

Faudrait encore épiloguer sur la dangerosité des dictatures en Afrique, si bien qu’elles finissent toutes de la même manière. C’est-à-dire violente et traînant une volée de poussières d’humiliation et de honte. Leurs progénitures, à défaut d’être sacrifiés, suivent pour la plupart le même destin tragique ou leurs frasques d’un temps se conjuguent avec indignité, mépris et déshonneur.   

 

Pourtant les plaies si béantes sont là pour en dissuader plus d’un de prendre ces trajectoires qui construisent le bonheur sur du sable mouvant. Car l’ignorance qui les habitent est autant de germes destructrices  qui poussent en eux et finissent toujours par les détruire.

La boulimie du pouvoir a fini par avoir le tout nouveau président du Tchad, le maréchal Idris DEBY. Abattu dans des circonstances troubles et surtout baignées dans l’obscurité la plus totale. La version du Maréchal touché au combat est plus que tirée par les cheveux. Tant les convoitises au sein de sa propre famille et l’armée est légion que la révolution du palais était prévisible. Usé par l’exercice du pouvoir et surtout par excès de confiance, IDRIS DEBY a fini par baisser sa garde et s’est fait certainement crucifier par les petits monstres qu’il a lui-même formé.

C’est un scénario déjà joué en Afrique centrale ou les fidèles du tyran exécute le tyran pour prendre sa place. Simplement parce que les donneurs d’ordres ont changé leur fusils d’épaule où parce que les appétits du pouvoir aiguisés par l’opulence et la domination sur les autres finissent par monter à la tête au point d’en perdre toute humanité.

Laurent KABILA et IDRIS DEBY sont des dictateurs ensevelis par leur propre arrogance et autoritarisme. Il est écrit sur la pierre de l’histoire que les aspirations de sociétés civiles éprises de liberté et l’élan d’une jeunesse le plus souvent connectée, ouverte sur le moderne ne peuvent-être  enfermées éternellement dans un château de l’obscurantisme pervers. La pagaille des gouvernances subsahariennes est appelée à s’estomper le plus rapidement possible autrement il ne sera pas surprenant de vivre des scènes d’une barbarie inouïe.

Au Congo-Brazzaville la disparition tragique dans des circonstances obscures de Guy Brice Parfait KOLELAS n’a pas été digéré comme le prétend Monsieur SASSOU qui venait de célébrer avec faste,  honoré  par un parterre de Présidents-dictatures qui s’auto-congratulent dans les massacres de leur population. Pourtant  le peuple congolais a rejeté massivement cette réélection de ce tyran vieillissant dont l’élection a été entachée d’irrégularités anticonstitutionnelles, c’est un très mauvais signe car le peuple congolais ne tardera pas exiger la vérité des urnes.

Ce n’est pas faute de n’avoir pas dénoncé ou alerté l’opinion internationale. La confiscation généralisée du pouvoir est très dangereuse, car les instruments de la démocratie, dûment pervertis, ne peuvent pas être concentrés entre les mains d’un seul individu. La démocratie, maintes fois bafouée et corrompue avec une opposition en trompe-œil ne peut perdurer devant la volonté et la soif de liberté des peuples opprimés.

C’est dire que  le pouvoir de SASSOU, connaîtra tôt ou tard le sort qui est réservé à toutes les dictatures du monde. Les signes convulsifs de la fin d’un pouvoir tyrannique se font de plus en plus visibles. Les officines occidentales, principalement la francafrique se sont déjà enfermées dans les laboratoires de de l’aliénation pour élaborer les PLANS B et PLAN C pour rester les maîtres de ces états qui ne sont des états que de nom.

Ne l’oublions pas BOKASSA a tout donné à la France, pourtant c’est même cette  France qui la livrée à la vindicte populaire. MOBUTU, diminué a été contraint par ces mêmes occidentaux à quitter le pouvoir et acheva son parcours d’exil en Maroc, loin de son Zaïre natal.

SASSOU, après le lâche assassinat du Président Marien NGOUABI, Cardinal BIAYENDA  qui fut un temps, éloigné du pouvoir,  n’a pas pour autant tiré les leçons. Revenu par un sanglant coup d’état en 1997, se croit être irremplaçable par ses maîtres. Pourtant les signes du temps sont là pour nous éclairer sur la tangente meurtrière que prend la fin de règne du pouvoir de SASSOU. C’est ainsi que finissent toutes dictatures. Que tu aies livré tout le Pétrole congolais à la France, bâti ton pouvoir avec le concours de ces maîtres sans âmes ni foi, quand viendra le moment de te lâcher tu subiras le même sort que ceux qui ont ignoblement été éliminés.

Pour n’avoir pas respecté les principaux ancestraux qui ont fait naître la nation congolaise,  tu subiras la malédiction de la nation et elle jaillira sur toute ta famille. Car le temps ou le peuple sèche les larmes est là. SASSOU tu as été longtemps habité par la paranoïa du pouvoir d’où tu ne fais confiance qu’à ceux de ton ethnie ou de ton clan. Seulement l’ethnie ou le Clan déprave le pouvoir, avilit les institutions, muselle les médias en les rendant complice des trucages éhontés des scrutins, vassalisation des institutions. 2021 est une année, sans espoir de retour, vers la fin de la gouvernance des NGUESSO. L’ homme quelle que soit sa puissance ne peut continuellement dominer tout le monde

 

Jean-Claude BERI


La France a appris avec émotion le décès du Président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno, annoncé le mardi 20 avril 2021. Elle présente à la famille du Président Déby Itno et à l’ensemble du peuple tchadien ses condoléances attristées. Le Tchad perd un grand soldat et un Président qui a œuvré sans relâche pour la sécurité du pays et la stabilité de la région durant trois décennies. La France perd un ami courageux.

La France se tient aux côtés du peuple tchadien dans cette épreuve. Elle exprime son ferme attachement à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Tchad. 

Elle prend acte de l’annonce par les autorités tchadiennes de la mise en place d’un conseil militaire de transition, organe chargé de conduire une transition politique d’une durée limitée. Elle souligne l’importance que la transition se déroule dans des conditions pacifiques, dans un esprit de dialogue avec tous les acteurs politiques et de la société civile, et permette le retour rapide à une gouvernance inclusive s’appuyant sur les institutions civiles.

Source : Elysée

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/04/20/deces-du-president-de-la-republique-du-tchad-idriss-deby-itno

 

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