Editorial, Non classé, Tribune libre

Nous avons besoin d’une diaspora des idées et de l’action

Nous avons besoin d’une diaspora des idées et de l’action

Par Jean-Claude BERI

« La diaspora doit traduire sa colère par une réflexion de mentalité pour devenir une diaspora de proposition et d’action. » JCB

 

SASSOU négocierait-il une immunité internationale?

C’est un scénario digne d’un film d’espionnage hollywoodien qui se peaufine de jours en jours au sein des services et officines barbouzardes français et Congolais. Le camps de SASSOU reste farouchement opposé a l’idée de remettre JM MOKOKO sur selle et lui garantir les moyens de prendre la direction de d’une transition. La France a été bien plus que clair la-dessus : Libérer Les prisonniers et préparer la transition. Comme on le sait ce n’est pas le premier bras de fer entre l’Élysée et MPILA. Seulement, cette fois-ci , SASSOU aurait poussé le bouchon un peu trop loin. Certes il a laissé sortir MOKOKO pour se faire soigner, mais il a verrouillé tout en choisissant de le transférer en TURQUIE, Grosse colère de DE le DRIAN qui prend son mal en patience en sachant que SASSOU reviendra comme un chien la queue entre les jambes vers cette même France.

Entre temps LISSOUBA meurt, la FRANCE exige de SASSOU de laisser sortir tous les collaborateurs de l’ancien président qui désiraient assister aux obsèques de LISSOUBA à PERPIGNAN. Brazzaville s’exécute rapidement et ouvre même son espace médiatique pour rendre hommage à LISSOUBA. Tout est fait pour ne pas hérisser les poils d’une francafrique déjà sur les nerfs. Espérant par cette pirouette permettra de renégocier de nouveau la venue BRAZZAVILLE de MACRON.

SASSOU est ses officines trouvent là occasion pour envoyer Jean-Claude NGOKOSSO avec dans ses valises la promesse de renouvellement du contrat DJENO et surtout la très précise lettre d’invitation de SASSOU a MACRON le 27 octobre 2020 pour la cérémonie du Manifeste de Brazzaville . ÉCHEC . Le ministère des affaires français décline diplomatiquement la réception de son homologue congolais en invoquant un calendrier trop chargé. SASSOU veut son élection en 2021 et ensuite, il verra…..Tout autre scenario et tout simplement balayé.

Une diaspora flouée en perte d’orientation s’en prend à MOKOKO, MUNARI, après KOLELAS . A quelle sauce allons nous être mangés cette fois-ci ?

Pendant que se trame encore le musellement du peuple congolais, par des tractations franco-congolaises visant à sécuriser le passage du pouvoir putschiste du PCT au PCT ou pour ne pas dire la conservation des intérêts communs entre trafiquants et prédateurs économiques internationaux, l’opposition et les génies de la diversion au sein de la diaspora détournent le vrai débat pour s’adonner à une campagne de salissure , de dénigrement de certains acteurs politiques.

Cependant, la diaspora est plongée dans une guéguerre stupide. Boycott de la rencontre de Mme MUNARI , sortie hasardeuse presque trop téléguide d’une histoire de 150 millions qui date de 2008. C’est aujourd’hui la diaspora parle de ça, LISSOUBA est resté 23 ans a PERPIGNAN pourtant il n a jamais été cité dans une quelconque affaire de biens mal acquis. Soit si ce compte existe, il appartient à la justice congolaise de réclamer le rapatriement de ses fonds.Autrement c’est une sortie scandaleuse qui ne certainement suscitera plus du dégoût qu’un intérêt particulier quelconque.

On le sait depuis fort longtemps que les congolais ont un réel problème avec l’argent. « YOULOU a tout volé, YHOMBI, le bon vivant avec l’argent des congolais….. »

Seulement sous SASSOU,  l ‘argent est devenu la drogue qui plonge le pays dans une longue séance de contorsion politique. Ignorons-nous que ce que nous vivons présentement c est un spectacle déjà vécu dans d’autres cieux : La fin de règne. C’est une pièce contemporaine sur un pays d’Afrique Centrale doté d’immenses richesses naturelles, mais dont la moitié des 5 millions d’habitants vivent avec moins de 1 euros par jour.

Ministres et anciens ministres , toutes tendances confondues, roulent dans des voitures qui coûtent 80 fois leur salaire officiel et la corruption bat des records mondiaux . S’il fallait fusiller tous les congolais qui ont volé le Congo, il ne resterait plus personne à tuer. Alors ayons la sagesse et le culte de la justice.

Disons le, SASSOU NGUESSO, c’est un voleur. Nous l’avons affirmé à maintes reprises et nous continuerons à le faire. Et quoi qu’il puisse nous arriver, quoi que nous risquions, nous émettons cette affirmation sans malveillance ni peur car elle est vraie et peut être prouvée. Peut-on qualifier autrement une personne qui vole ? Une personne qui vole est un voleur, point. Inutile de disserter plus avant. Il faut appeler les choses et les actes par leur nom. Cela ne veut pas dire que nous parlions avec haine ou avec rudesse et qu’il faille les mettre tous dans le même panier

Il n’y a pas que la corruption qui caractérise ce pouvoir inique, Il y a aussi cette pseudo police qui bastonne, séquestre et tue par excès de zèle ou pour » non port du masque, » depuis l’application des mesures de protection sanitaire contre le Covid 19.

Une jeune fille nommée BAZONZELA MERVEILLE a été victime de la barbarie , battue a mort ce 29 Septembre 2020 dans un commissariat à NKAYI. Cela est un crime dans d’autres cieux. Mais au pays des Nguesso ou l’impunité règne en maître, les gendarmes et policiers abusent de leur autorité. Cette énième provocation montre que le pouvoir veut raviver les tensions afin de s’adonner a son sport favori le massacre des populations.

Ceci pour dire que toute comparaison farfelue émises ici et la est une fuite en avant. Nous sommes aussi sincères que quand nous affirmons que nous désirons ardemment débarrasser notre pays de la corruption et que nous faisons tout pour voir le rêve de notre peuple – une société plus juste et plus humaine – devenir réalité, Aussi, nous affirmons que ces gendarmes et policiers coupables de tels traitements aux citoyens répondrons devant une vraie justice républicaine. Et cela passe par le rassemblement de toutes les forces de l’opposition pour imposer un dynamique irréversible pour un changement radical

La diaspora doit traduire sa colère par une réflexion de mentalité pour devenir une diaspora de proposition et d’action.

Nous sommes devenue une diaspora ou les logorrhée verbales n ‘ont plus de limite. La diaspora n’est pas un marché ou chacun vient s’essuyer les pieds L’espace politique au sein de la diaspora s’est transformé en théâtre de l’insulte. Il semble qu’à l’éloquence courtoise des débats politiques mesurés et argumentés on ait substitué les excès verbaux, écrits ou gestuels, la bastonnade…

D’ailleurs les injures et autres outrages sont révélateurs des positionnements, des stratégies et des mœurs politiques. Dès lors, l’insulte serait-elle le baromètre de la démocratie, le meilleur moyen de canaliser la violence tout court. ?.. « Gouverner, c’est choisir » déclarait Pierre Mendès-France, devrait-on dire désormais « Gouverner, c’est insulter »?

L’idée très répandue que la corruption des hommes politiques tient, évidemment, à l’existence de certains scandales bien réels, qui sont fortement médiatisés et dont la famille présidentielles et apparentées sont les vitrines les plus éloquentes, . Mais la force et l’étendue de cette croyance dépendent fortement de ce que sont devenus les acteurs politiques eux-mêmes. Le gouvernement congolais a rendu les gens de plus en plus en pauvres, de plus en plus éloignés du monde de la politique. En définitive, la montée de la corruption des élites politiques exprime surtout le discrédit quasi général qui les frappe.

La diaspora ne doit pas se laisser entraîner dans la politique des propos hostiles , des invectives, vociférations et chahuts. Ce sont là les marques d’une diaspora en manque de projet unificateur.

Que la diaspora congolaise de paris cesse d’ être naïf vis-à-vis des stratégies agressives de certains leaders Elle n’est pas non plus un marché sur lequel les leaders de tous bords viennent se disputer leurs parts et la diaspora n’est pas un outil au service d’une politique d’influence ou d’hégémonie pour une conquête de pouvoir La diaspora est complexe et diversifiée , Si elle s’unit , tant mieux, mais elle n’est pas le gendarme de l’opinion des congolais.

Ne serait-il pas temps de se lever et dire notre indignation et éventuellement préparer notre plan de riposte ? Sincèrement quel genre d’opposition sommes-nous ? Cette information circule sous toutes les chapelles et on attendrait le 27 Octobre pour venir faire de déclaration stérile ?

Nous savons tous que Monsieur SASSOU pour son honneur serait prêt de s’acheter une sortie par la grande porte avec l’aide de ses amis français en négociant l’immunité des tous les prédateurs économiques congolais. Toute cette mascarade de viserait-elle pas qu’une seule chose ? REMETTRE LE POUVOIR AU NOUVEAU CANDIDAIT DU PCT CHOISI et ACCORDER L’UMMINITE INTERNATIONALE A SASSOU et SES 40 VOLEURS

Jean-Claude BERI

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