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Quelle politique de la jeunesse pour le Congo.

Quelle politique de la jeunesse pour le Congo.

Par   GRACIAS DUNN

Dans le manifeste «plus loin ensemble », on peut lire un chapitre consacré à la jeunesse en ces termes : «préparer les jeunes à l’emploi par la formation qualifiante». Mais comme dans de nombreux domaines de la vie dans notre pays, cette politique est illisible sur le terrain. La jeunesse semble être laissée à elle seule comme des serpents en brousse. Or «des jeunes bien accompagnés, sont des adultes responsables». La jeunesse de notre pays constitue un bon élément de discours politiques, mais elle reste un objet vide d’action.
L’un des problèmes de la jeunesse dans notre pays, est comme celui de bien d’autres domaines dans notre pays. Il tire son handicap dans la centralisation politique de la gestion politique. Cela paralyse l’imagination et institue le statu quo. Le besoin pour le système d’avoir une maîtrise et un contrôle sur tout et notamment la jeunesse, évite au pays d’avoir un cadre d’action mobile qui impliquerait une décentralisation et une coopération des différents acteurs potentiels pouvant agir dans le domaine de la jeunesse.
Il est clair que le gouvernement définit la politique de la jeunesse «ses objectifs et un plan d’action ». Mais, il est également évident, qu’une pareille définition ne pourrait être consistante que si la démarche associait les différents acteurs potentiels agissant sur les questions jeunes. Pour laisser briller plus de génie sur la question, il serait judicieux de sortir de la centralité observée qui suppose le seul « up to bottom » et tendre vers une démarche tournée vers plus de concertation pour libérer les énergies dans l’action pour la jeunesse.
À l’observation, au-delà de l’éducation et du sport, le ministère de la jeunesse manque d’action qui puisse s’inscrire dans le temps long. C’est d’ailleurs ici l’instant de se poser ces quelques questions : quelles sont les attributions de ce ministère, quelles sont les actions en faveur de la jeunesse initiée par ce ministère depuis le retour au pouvoir en 97 et «quel est son budget ? » Bref. (Je me laisserai guider par les connaisseurs sur le sujet).
Sortir de la centralité décriée plus haut pourrait partir d’une expérience. Sur ce point, il m’est un regret d’observer, que nos collectivités locales et/ arrondissements ne soient que des caisses de résonance là où ils auraient pu être des laboratoires pour des expériences impactant les vies humaines. Dans ce schéma, il faudra envisager une expérience d’une politique de la jeunesse dans une collectivité ou un arrondissement.
L’objectif serait de travailler sur l’autonomisation et la participation de l’individu dans sa collectivité de base. Cet exercice devra se structurer en trois points. D’abord créer un cadre axé vers la formation de professionnels qui composeront une commission pour la jeunesse chargée d’examiner les attentes de la jeunesse. Ensuite un cadre fonctionnel dédié et orienté sur la fourniture de l’INFORMATION aux jeunes et, un cadre axé vers le bénévolat jeune enfin.
Le premier point aidera à faire des propositions sur les questions autour de la jeunesse avec plus de consistance, et les deux suivant auront le rôle fonctionnel, à savoir celle de favoriser l’insertion des jeunes et les accompagner dans leur parcours vers l’autonomie. Pour la réalisation d’une telle politique, il nous faudra penser comme dans une expérience à la formation des professionnels sur les questions des jeunes et envisagés la construction d’un bureau d’information et d’accompagnement des jeunes.

GRACIAS DUNN

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