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Réponse à un commentateur aveugle, présomptueux et ignorant

Réponse à un commentateur aveugle, présomptueux et ignorant

Par   Edgard Kiganga Siroko

 

Edgard Kiganga Siroko

Je me fais violence pour vous répondre tant votre prose est percluse  de suffisance et d’ignorance.

De première part, sur la forme, je concède que mon texte a recélé deux « lapsus calami », expression que vous découvrez peut être ; ce dont de je peux rien.

Je m’empresse de vous rassurer, le mot « envié » n’est pas à accorder avec « l’excellence » mais plutôt avec « Congo ».

Simplement, j’ai oublié d’inclure le mot « par » comme je l’ai fait dans les autres phrases.

S’agissant de l’oubli du « s » au groupe de mots ‘ »coupe ‘Afrique des Nation », dont acte !

Cependant, je me permets la faiblesse de croire que je suis familier du pluriel des noms, au regard de l’intégralité de mon texte.

Mais permettez-moi à mon tour de relever à mon tour que vous êtes un piètre inspecteur d’orthographe de la langue française, tant une de vos phrases établit un record d’incorrections en un nombre de signes si ténu !

Je la reprends  » vous etes sur s  qua avec de telle fautes vous avez suscite de lenvie… »

Contrairement à vous, je n’userai pas des mots de caniveau pour qualifier votre prose lacunaire; je vous engage simplement à poursuivre avec assiduité vos cours du soir!

Pour vous rassurer, je vous apprends que même les plus grands écrivains français trébuchent parfois, à l’instar de Balzac, quand il écrit dans   » La cousine Bette » : « Ta pension de retraite et le peu que j’ai, en mon nom, nous suffira… »

Aveugle! « ôte premièrement la poutre de ton oeil et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’oeil de ton frère «

De deuxième part, vous me faites grief de ne pas avoir cité certaines  personnalités comme parangons de l’excellence des cadres du pays.

Je n’ai jamais donné à penser que ma liste était exhaustive, comme le prouve au demeurant  l’expression  » et caetera » !

De troisième part, sur le fond, je suis surpris que l’évocation des talents musicaux exceptionnels reconnus comme Paul Kamba et de Bernard Massamba Lebel vous donnent de l’urticaire !

Quels sont les talents musicaux  congolais actuels de premier plan nés de  la « digitalisation des services » ?

De quatrième part, sur la dénomination  « notre Congo-Ouest », j’ai bien précisé que c’était par rapport à la situation géographique du pays en regard du fleuve du même nom, pour le différencier de l’autre Congo, dont l’adjectif  » démocratique » me paraît audacieux , et pour éviter  » Brazzaville »,  » ville du colon, » qui ne semble pas vous poser problème.

De cinquième part, je suis nommé Edgard (affublé par une religion importée) Kiganga Siroko  et confirme avoir pour ascendant Pierre Kiganga Siroko, à l’égard duquel vous avez une aversion profonde, qui ne me gêne pas le moins du monde.

Toute personne qui fait ou a fait de la politique doit s’attendre à s’exposer à des critiques, même les plus extravagantes.

Sauf peut-être les individus actuellement détenteurs illégitimes du pouvoir politique que vous défendez !

De sixième part, un proverbe africain enseigne : » Même si tu n’aimes pas le jaguar, reconnais au moins qu’il a une vitesse exceptionnelle… »

Vous avez le droit de ne pas apprécier Pierre Kiganga Siroko mais n’empêche que lors de sa formation militaire à l’Ecole de formation des Officiers du régime transitoire  des troupes de marine de Fréjus (France), il était parmi les tous premiers.

Il faut connaître l’histoire de son pays!

Le Président Fulbert Youlou avait pris deux décrets  le 15 juin 1962 pour l’infanterie, promouvant  au grade de sous-lieutenant, les sous-officiers Yhomby Opango, N’Gouabi, Raoul, Bikoumou et Miawama.

Kikadidi avait également été promu au grade  de  de sous-lieutenant  mais de réserve en situation d’activité, tandis que Sassou et M’Boungou N’Goma   sous-officier de réserve, passaient  au grade de sous-lieutenant, mais simplement de réserve.

En octobre 1962, pour l’infanterie, les lieutenants Faudey, Sita, Mouzabakani, Mountsaka passent au grade de capitaine et les sous-lieutenants  Ebadep et Mizingou passent au grade de lieutenant.

En février 1964 Kouma passe sous-lieutenant, idem pour Poignet, pour l’armée de l’air.

En juillet 1964, Mountsaka, Mouzabakani, Sita et faudey capitaines, sont chefs de bataillon, Lelo passe sous-lieutenant.

Et Sassou, M’Boungou N’Goma, et Kikadidi,  » lieutenants à titre fictif »,  passent lieutenants en même temps que  ceux qui étaient sous-lieutenants  » à titre définitif » Tsika Kabala, Makouzou, Ferret, Kakoula, Goma, Ondoko, Mabouaki, Doté, M’Bia, kimbouala Kaya et Kiganga

Vous pouvez traîner Pierre Kiganga Siroko dans la boue comme vous le souhaitez mais vous nous trouverez toujours sur votre chemin pour vous rappeler qu’il était le meilleur de la génération d’infanterie que je viens d’exposer, en tant que para commando!

Face à deux autres candidats, feu Kikadidi et Sassou, il avait été seul retenu, sur test, pour être de moniteur parachutiste à Pau (France).

Demandez à l’actuel Chef du pays, je ne pense pas qu’il me contredirait !

Cette situation a pu faire naître de jalousies et craintes et des complexes mais la compétence de Pierre Kiganga Siroko avait parlé, puisqu’il était le seul à avoir le certificat de moniteur parachutiste…

Cette  voie royale pour diriger le bataillon para dans la capitale du pays (dont le nom plus correcte reste à trouver) lui avait été barrée pour de basses  considérations tribales.

Vous êtes libre de vouer Pierre Kiganga Siroko aux gémonies, mais je vous mets au défi d’apporter le moindre  commencement de preuve du fait qu’il ait ôté la vie à un être humain.

Feu Jean Jules Okabando n’est malheureusement plus là pour témoigner de l’intervention de Pierre Kiganga Siroko pour protéger son intégrité physique le 23 mars 1970, alors qu’il était surpris à la Maison de la radio, venu passer par la voix des ondes, un faire-part d’un décès familial.

Aucun des principaux dirigeants politiques de l’époque n’était à la Maison de la radio occupée par les combattants anti dictature du pseudo prolétariat.

J’image que vous avez des preuves de vos élucubrations s’agissant des assassinats de  Pouabou, Matsocota et Massouémé.

Mais déjà, sur  ce plan, vous êtes en échec !

En effet, si les recoupements les plus sérieux des faits  n’ont pas permis d’imputer clairement ces crimes à quiconque, les observateurs les plus avisés exposent que les malheureux  ont été victimes de conflits de pouvoirs entre  » révolutionnaires ».

MM Lissouba, Van Den Reysen, Noumazalaye et Ndalla  et autres n’ont eu de cesse de se renvoyer des accusations  sur ces assassinats…

Pierre Kiganga Siroko n’a jamais été de la mouvance dite  » révolutionnaire ».

De plus l’examen de son passeport de service que  je tiens à votre disposition expose qu’après près de 4 années de formation militaire en France, Pierre kiganga Siroko rentre au Congo en août 1964.

Il fait proroger son passeport  le 25 janvier 1965, il quitte le Congo le 25 février 1965 pour arriver en URSS le 3 mars 1965 pour une formation militaire.

Ces démarches administratives décrédibilisent les accusations malveillantes de participation aux assassinats perpétrés du 14 au 15 février 1965…

De septième part, mon propos se voulait plus rassembleur en trouvant, sans être exhaustif, des cadres valeureux dans plusieurs régions du pays pour redonner un espoir de renouveau et non se jeter à la figure des palmarès du nombre de morts provoqués.

D’autant qu’il n’est pas sûr que ceux que vous soutenez  soient les moins impliqués…

De huitième part, vous cédez à la facilité coupable de la responsabilité collective familiale dont d’ailleurs j’ai souffert dans une certaine mesure au Congo.

A supposer même que Pierre Kiganga Siroko ait fait quelque mal quelque ce soit, je ne vois pas au nom de quoi j’en serais comptable, au point que je ne doive pas avoir voix au chapitre des affaires publiques de mon pays!

C’est une attitude lâche et vilaine émane souvent des fanatiques périphériques, alors que les descendants des principaux protagonistes politiques, souvent mineurs au moment des crises politiques, ont parfois noués, en toute connaissance de cause, des liens sociaux.

Le Congo de demain que nous souhaitons ne doit exclure personne à raison de son patronyme, à condition de présenter des états de service impeccables

Edgard Kiganga Siroko

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