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SASSOU, NSILOU, MBOULOU, COLLINET, MONDJO, JDO, MILICES ET CIE DANS LE COLLIMATEUR DES VIOLENCES ET TRICHERIE AU CONGO

SASSOU, NSILOU, MBOULOU, COLLINET, MONDJO, JDO, MILICES ET CIE DANS LE COLLIMATEUR DES VIOLENCES ET TRICHERIE AU CONGO.

Par

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

Il est aberrant de ne pas revenir sur les actes de violence au Congo dont ceux survenus au cabinet du ministre Nsilou ; à Dolisie ; à Linzolo ; à Mounkala dans le Pool le 26 janvier 2021 et sur l’enlèvement du journaliste Ray Malonga, patron du journal « Sel Piment », le 2 février 2021 à Brazzaville. Condamner la violence sur toutes ses formes est normal. Mais scruter les causes et la souffrance qu’endure le peuple ainsi que des actes que posent des dinosaures est impérieux.

Des interpellations de plus d’une personne ont eu lieu tout récemment sur la résurgence de l’affaire dite du 4 mars 2012. C’est le cas de Anguios Engambé pour son live de 2019 à travers lequel il proposait au gouvernement de céder les logements sociaux du quartier dragage à Talangaï aux populations sinistrées. La loi congolaise à géométrie variable punit certaines personnes pour viol des institutions, des propriétés, des bâtiments administratifs, des injures, de diffamation, du pillage et des menaces de mort mais exempte curieusement d’autres.

Le ministre du commerce, Alphonse Nsilou, la pseudo victime, aurait saisi ses chefs (Sassou et Mouamba) et démissionné de la commission. Curieusement, il a patronné le 29 janvier 2021 le dossier de Brazza-Mall. Loin d’épauler la barbarie, cependant, Claude Alphonse Nsilou n’est pas le premier dignitaire à subir ce type d’actes. Makosso Collinet de l’enseignement primaire, Hugues Ngouelondélé des sports, Calixte Ganongo des finances et Cie font les frais quotidiennement. Huit ans après, Alphonse Nsilou peut-il nous dire sur quelle base le gouvernement indemnise des gens sans passer par les tribunaux ? Pourquoi Nsilou se disculpe de cette affaire ? Est-ce qu’en « fuitant » des infos, voulait-il régler des comptes à Ngouonimba Rodrigue de la construction et de l’urbanisme mouillé dans un dossier d’un milliard de Fcfa  ou parce que ce dernier lui a rappelé le conflit d’intérêt et le délit d’initié en acquérant une vingtaine de maisons du programme de logements ? Est-ce pour l’appartement querellé avec la fille Sassou qu’il agit de la sorte ? Sassou ne lui a-t-il pas reproché d’acquérir autant de maisons dudit programme mais ne pas construire ni hôpital, ni école, etc. dans son village et au Pool comme l’ont fait ses collègues dans leurs contrées ? Pourquoi vouloir museler ou condamner des victimes du 4 mars 2012 et autres qui galèrent alors que le Congo possède 14 mille milliards de Fcfa des générations futures et autres ressources planqués dans différentes officines?

Quel que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra toujours

Alphonse Nsilou et cohorte récoltent les fruits de leurs semences. Il sied de dire que Nsilou n’est pas un enfant de cœur. Derrière son calme et sa finesse dans la construction se cache l’identité d’un dictateur. Massengo Tiassé, dans son ouvrage « accusés répondez …», le décrit comme un opportuniste, maffieux, hypocrite et ingrat qui accuse son bienfaiteur et complice Sassou Dénis de l’avoir empoisonné alors que depuis plus d’une décennie il est aux bons soins de ce dernier. Qui ignore qu’en 2016 Nsilou a encouragé le général d’armée Sassou à détruire le Pool ? Pour être précis, le 14 avril 2016, au cours d’une conférence de presse, Nsilou exclut tout arrangement politique sur le Pool. Il demande d’un ton ferme que l’armée rentre dans cette région. Car, d’après lui, la situation de ce département ne devrait qu’être réglée judiciairement ou militairement. Après son sévère réquisitoire, les milices du pouvoir et une partie de l’armée déferlèrent au Pool massacrer les populations, couper les arbres, brûler les maisons, piller, violer… 16 jours après ledit réquisitoire, il est primé ministre d’État. Mais l’un des actes crapuleux parmi tant d’autres, c’est de m’envoyer dans la nuit du 16 octobre 2018, un peloton d’exécution me mettre en garde et me menacer de mort. Motif : l’avoir indexé sur un journal en ligne, dans l’affaire liée sur le détournement des fonds d’expropriation du camp clairon et de la mort suspecte du commandant Sithas. Pourtant, les parties au procès de ladite affaire comme les condamnés Malanda Ozone, Thomas Djolani, Bertin Sela, etc. l’avaient cité abondamment devant les petits de Pierre Oba et Cie. Arrivé en France le 18 octobre avec le concours des officiels et Ongs français, américains et autres qui m’avaient sorti de la maison d’Arrêt, Nsilou, qui m’encourageait autrefois d’avoir un empire immobilier que des dizaines de voitures comme « les XYZ », malheureusement, a continué un moment à me menacer au téléphone…

La parenthèse de Nsilou révèle que la violence, le pillage, l’hypocrisie, le tribalisme ne sont pas seuls l’apanage de Sassou et d’une tribu comme je l’ai dit dans mon livre « De l’enfer a la liberté PP 149-169 » vendu par Amazon et d’autres site de vente. Mais, Gilbert Ondongo, Jean Jacques Bouya, Jean Dominique Okemba (J.D.O), Koumou Epota, Blanchard Nguino, Nianga Mbouala Gatsé, Jean-François Ndengue, Philippe Obara, Lydia Mikolo, Zéphyrin Mboulou, Jean Richard Mondjo pressentis de succéder Sassou Dénis, etc. sont dans le collimateur de la tricherie et dans nombre de dossiers liés à toutes sortes de violences (psychologique, politique, économique, sociale, sanitaire et juridiques).

Les intrigues et la médiocrité des dignitaires du pouvoir de Brazzaville

Les dignitaires de Brazzaville perdurent dans des actes et discours décousus, mêlant  mensonges, tricheries, pillages, montages éhontés, violences et assassinats de masse par la création de clusters. Tenez ! Anatole Collinet Makosso, Bruno Jean Richard Itoua, Lydia Mikolo et Gilbert Ondongo criaient sur tous les toits, de tester en masse les Congolais notamment les apprenants et le personnel du secteur éducatif. A la place, ils ont opté avec leur chef Sassou Dénis, de tuer à petit feu les Congolais par les rassemblements des centaines de personnes sans masques qu’ils ont fait venir à Dolisie ou en abandonnant le personnel et les apprenants des établissements scolaires et universitaires. Ces rassemblements et dépenses de prestiges font saigner à blanc les caisses de l’État alors qu’à côté les étudiants, les retraités, les entreprises stratégiques du pays peinent. Rien de surprenant, le développement et le peuple congolais, c’est le dernier des soucis des dignitaires de Brazzaville. La preuve, le conseil des ministres met en place une commission pour réfléchir sur la question sensible de la fibre optique, mais des maffieux foncent dans le dossier de concession à la société Yao Corp; pire, le RGPH-5, base de toutes statistiques et de découpage électorale, a été stoppé. Dans ces conditions, peut-on alors parler d’élections libres et transparentes ? Plus grave, comment des dignitaires se plaisent à transformer des violences presque en rituel à l’approche de chaque élection pourtant pipée d’avance par le champion toute catégorie de la triche et son cheval de Troie ? En 2016, le pouvoir à créer des scénarios pour massacrer les populations du Congo et du Pool en particulier. Des fous et des innocents transformés en bouc émissaires, étaient placés dans des geôles. Rebelote, depuis des mois, JDO et le colonel Bangui ont fait des déclarations tapageuses qui ont ébranlé le moral de la nation sans être entendus par la justice. Jamais deux sans trois, la majorité présidentielle et leurs journaux ont accusé Parfait Kolelas et Cie de vouloir incendier le Pool. Toujours dans la logique d’intimidation et de violences, le monument de monseigneur Augouard à Linzolo a été décapité, question de taire les prélats qui demandent le rapatriement des fonds pillés mais aussi ceux qui s’expriment depuis le 23 décembre 2020.

Le 26 novembre vers 20 heures, des heurts ont éclaté entre deux éléments de Frédérick Ntumi armés de calibre 12 et huit éléments de la délégation accompagnant le ministre Ibombo, eux, armés de F.M et PMKA avec lesquels ils ont ouvert le feu à bout portant sur près de 7 kilomètres. Nombreux ont pensé aux hordes de soudard de Sassou, sortant du Niari qui ont attaqué les paisibles populations du village Mounkala – Mayama – dans l’optique de vouloir bombarder à nouveau le Pool et se faire des poches. Dommage que le ministère de l’intérieur n’ai pu communiquer sur cet incident, nonobstant la réunion qu’il a eu avec la délégation de Ntumi et le transport sur le théâtre des opérations. Conséquences, toutes les hypothèses sont permises. Même si les pyromanes et pompiers de la République sont connus, cependant, les populations et les journalistes doivent être vigilants pour ne pas être victime de la brutalité des dinosaures. Le cas du journaliste Raymond Malonga de Sel Piment qui, nonobstant le fait que les délits de presse ont été dépénalisés au Congo depuis 2001, pour avoir relayé un article, a été placé le 2 février 2021 à la maison d’arrêt de Brazzaville par J.D.O en relations incestueuses avec le système judiciaire au vu et au su du Conseil supérieur de la liberté de communication(CSLC). Pire, le CSLC a pris en amont, des mesures conservatoires de son journal Sel Piment.

D’ailleurs, c’est un secret de polichinelle. Denis Sassou et certains de ses « collabos » sont au centre des coups d’État réels ou imaginaires, suivis des interpellations et de répressions sanglants depuis des lustres. Certes, des Français et Libanais soutiennent le peuple congolais dans leur misère, mais, les actes de barbarie connus mettent en difficultés les lobbyistes du Congo auprès des institutions internationales et de différents partenaires. Ces actes ne doivent plus être tus si réellement les citoyens aspirent à la liberté, bâtir un nouveau Congo et vivre ensemble. Il est temps de se ressaisir et se tourner vers des vrais challenges comme la lutte contre la Covid-19, le développement, l’unité du pays et autres que de se cramponner dans les intrigues, les fake news, le tribalisme, etc.

Enfin, l’incarcération de Raymond Malonga, proche de Parfait Kolelas, candidat à la présidentielle, devrait interpeller les accompagnateurs de Sassou à son élection de mars 2021.

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

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