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TAISEZ VOUS ENFIN !

TAISEZ VOUS ENFIN !

Oleg Fabrice KIESSILA,

Ancien conseiller en communication et relations publiques du directeur de campagne du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS.
Oleg Fabrice KIESSILA

Il est pourtant de coutume dans les traditions congolaises de vouer un respect inconditionnel à l’illustre disparu dans l’intérêt du repos de son âme dans les cieux. C’est en tout cas ce que j’ai appris de mes grands-parents au village. Même en villes, ces traditions sont observées avec beaucoup de considération par les populations congolaises. Elles fondent notre identité sans quoi nous ne sommes pas. A partir d’elles, le socle national se solidifie. La cohésion sociale se met en place. L’unité nationale se rend inconditionnelle. Elles font notre existence, notre « Moi » commun.

C’est dans cet esprit d’élégance traditionnelle, historique et ancestrale mais surtout dans l’intérêt de rendre l’hommage mérité à l’illustre disparu, le leader de l’UHD-YUKI, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS que, consensuellement en Bureau politique, les cadres de ce grand parti, avaient décidé d’opter pour une période de trêve politique, ce jusqu’à l’enterrement du principal opposant au régime de Brazzaville.

Depuis l’aurore du 22 mars 2021, date à laquelle le décès du patriarche de l’UDH-YUKI avait été constatée sur le tarmac de l’aéroport du Bourget, en France, en provenance de Brazzaville après une évacuation douteuse et mal organisée, les cadres de l’UDH-YUKI, dans la recherche de la vérité sur les causes réelles du décès brutal de leur leader, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, ne sont jamais monté au créneau pour dire quoi que ce soit. Ils sont rentrés dans la consternation et le deuil. Ils observent un silence stoïque face aux attaques. Car, comme il est de coutume en matière de Droit, l’homme appartient avant tout à sa famille biologique avant d’appartenir à sa famille politique. Même s’il faut noter que le leader de l’UDH-YUKI, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, appartenait plus à sa famille politique qu’à sa famille biologique dans la mesure où il est mort pour des raisons politiques, le fusil à la main. Mais la dernière décision revient à sa famille biologique. C’est légitime.

Ainsi donc, le silence observé par les cadres de l’UDH-YUKI depuis cette catastrophe du 21 mars, déclarée le 22 mars 2021 en France, laquelle catastrophe consacrait la disparition inopinée du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, fait échos à la discipline qu’elle s’est assignée, en laissant toute la primauté des démarches tant dans la recherche de la vérité sur les causes de sa mort que sur l’organisation des obsèques à la famille biologique. C’est ainsi que la famille avait engagé des avocats qui régulièrement donnent des informations sur l’évolution de l’affaire. C’est d’ailleurs à cette occasion que le peuple congolais avait été informé que le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS ne serait pas mort le 22 mars 2021 de la covid-19 sur le tarmac de l’aéroport du Bourget, comme l’avait relayé le communiqué qui suivait sa disparition, du parquet de Bobigny, mais plutôt le 21 mars 2021 à Brazzaville. Ceci jetait dans l’opinion un climat de doute et de suspicion. Ce que supputait déjà le peuple congolais dès le lendemain de l’annonce du leader de l’UDH-YUKI. Les thèses d’empoisonnement avaient tout de suite mis en avant au regard des conditions et des circonstances de ce décès. Par la même occasion, les avocats nous informaient que des procédures d’expertises et des contre-expertises avaient été ouvertes par des experts dans le but de la manifestation de la vérité. De même des examens de Toxicologie en vue de réaliser des analyses approfondies sur l’hypothèse du type de poison qui aurait été utilisé pour anéantir le leader de l’UDH-YUKI. Toutefois, dans cette démarche, l’UDH-YUKI vient en soutien aux efforts de la famille dans le respect de la dignité de l’illustre disparu. Aussi, pour éviter toute interférence pouvant empoisonner les investigations des experts, et aussi les démarches des avocats, les cadres de ce parti avaient jugé bon de s’abstenir de tout commentaire. Ils avaient opté pour la patience non pas seulement pour l’honneur du leader de l’UDH-YUKI, mais surtout pour la réalisation de la vérité.

Deux mois se sont écoulés, le constat est que le leader de l’UDH-YUKI n’a toujours pas été conduit à sa dernière demeure. Une date avait été fixée par la famille après diligence de l’avocat, Me BOZROU qui avait donné le permis d’inhumer le président de l’UDH-YUKI, après avoir réalisé tous les prélèvements utiles sur le corps de l’illustre disparu capables de lui permettre de réaliser dans des laboratoires ces nécessaires analyses approfondies en vue de déterminer les vraies causes de la mort du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, principal opposant au régime de Brazzaville, mort en plein processus électoral. Ce qui aurait sans se poser des questions, actionné l’article 70 de la constitution congolaise dans son alinéa 1. Mais, le régime de Brazzaville avait enjambé cette disposition et décidé de maintenir le déroulement du scrutin comme si tout était normal. De même, il avait précipité, 24h après, la publication des résultats de ce scrutin de la honte en donnant vainqueur le président sortant à plus de 88% des suffrages exprimés. Ce qui constitue un exploit au regard de la sociologie de notre pays et des conditions de transports. Il est évident qu’en un jour, compiler les résultats de tous les bureaux de vote de tous les villages et toutes les villes du Congo, c’est une blague. Le ridicule ne tue pas. Dans la foulée, l’UDH-YUKI, malgré, la disparition brutale de son leader, par l’entremise de sa commission électorale, avait réussi à compiler au moins 1% des fiches jaunes dont les résultats mettaient clairement en tête le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS. Il faut noter que les délégués du candidat de l’UDH-YUKI étaient soit empêchés d’accéder aux bureaux de vote, soit étaient chassés, soit encore étaient tournés en bourrique, soit enfin n’avaient pas accès aux fameuses fiches jaunes. Voilà la réalité de notre démocratie. Moi-même je suis témoin d’un évènement ubuesque de fraude massive en compagne du directeur de campagne où nous avions été violentés à la fois verbalement et physiquement par les agents de la force publique. Ce dernier disons-le, est le président élu du Congo.

C’est vrai, le 11 juin 2021 qui était éventuellement arrêtée comme date d’inhumation du président de l’UDH-YUKI, avait été invalidée quelques jours après pour des raisons sans doute de conformisme tans sur le fond que sur la forme, entre les membres de la famille biologique. L’UDH-YUKI avait pris note. Par la même occasion avait réagi par la voix de son secrétaire général Cyr Rodrigue MAYANDA sur le report de l’inhumation du président Guy Brice Parfait KOLELAS.

Cependant, l’UDH-YUKI est demeurée dans la démarche fixée. D’abord le deuil, puis viendra le temps des joutes politiques. C’est incontestable. C’est le droit de la politique. Tous les partis politiques dans les circonstances de l’UDH-YUKI affrontent le même courant d’air. C’est indéniable. C’est pourquoi, tous les cadres du parti travaillent dans un climat de confiance et de solidarité dans l’objectif de rendre un vibrant hommage à leur leader, mais surtout de poursuivre et faire triompher son œuvre. Mais, comme on peut le constater et le comprendre, cette période de silence a permis à certains énergumènes de se hisser au rang de porte-paroles de l’UDH-YUKI, voire de dirigeants de ce parti de rassemblement national ignorant les recommandations testamentaires du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, pour parler des problèmes internes au parti. Mais aussi sur les procédures qui conduisent à la recherche de la vérité sur la mort du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, et sur les obsèques. Sur ce, de façon délibérée et éhontée, des audios en langues, ont été relayés sur les réseaux dont le but est d’alimenter la haine et la discorde entre les cadres du parti. Des messages ont été écrit dans le même sens. Des vidéos aussi. Des procédés qui réduisent toute l’aura du leader de l’UDH-YUKI et le réduisent à un leader clanique et régionaliste. Ce qu’il avait toujours refusé de son vivant. Le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS n’était pas un leader d’un peuple quelconque mais plutôt du peuple congolais. D’où son message de rassemblement autour de l’UDH-YUKI adressé quelques jours avant sa mort aux compatriotes de la diaspora congolais : il disait je cite : il est temps d’enterrer la hache de guerre… » c’est plus fort que quiconque. Le dernier message en ligne met directement en cause les éminents dirigeants de ce parti. Alors que le président Guy Brice Parfait KOLELAS n’est pas encore mis sous terre dans la dignité, nous assistons à ce micmac de basse classe. C’est insupportable.

Je dois dire que, même s’il y a des ambitions des uns et des autres, ce qui est normal en tant que politiques, aujourd’hui, tous ces hommes mis en cause agissent pour la survie de l’UDH-YUKI. Le sommet comme la base du parti travaille en synergie. Il n’y a pas de guerre de tranchée au sein de l’UDH-YUKI. Rassurez-vous. Il n’y a que des ragots en cascades des gens mal intentionnées. Tout le monde est serein. Je fais confiance à chacun d’entre nous de se mettre non pas au service de son propre agenda politique comme l’avait dit le 1er Vice-Président de l’UDH-YUKI, monsieur NGOUANOU, mais au service du parti. C’est ensemble que nous réussirons à engager le combat contre le régime de Brazzaville. Ces tracts ne devraient pas être dirigés contre l’UDH-YUKI et ses dirigeants, mais contre la dictature féroce en place.

Par la même occasion, je suis convaincu qu’aucun leader de l’UDH-YUKI, digne de ce nom n’envisage de travailler avec ce régime qui nous a presque arraché notre leader et l’a humilié au regard des résultats définitifs des scrutins du 17 et 21 mars 2021. Je rappelle ici que, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS a résisté jusqu’au dernier moment aux sirènes de ce régime en préférant se sacrifier pour son peuple. De son vivant, il avait toutes les capacités de signer des accords de gouvernement avec le parti majoritaire en vue de se faire une place au soleil, mais il n’en a pas été ainsi même si on lui prêtait des intentions macabres. Il était un homme d’honneur. Par conséquent, l’UDH-YUKI est un parti d’opposition, il demeurera à l’opposition. Son vrai combat, consiste à demeurer dans la démarche du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS dans la recherche de l’alternance politique, dans la cohésion et le rassemblement pour le bonheur du peuple congolais pour qu’enfin s’installent la justice, l’égalité et l’unité nationale gages de tout développement économique.

Alors, en attendant que la famille biologique du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS ne s’entende, en toute responsabilité, sur la date qui permettrait au peuple congolais de rendre un dernier et vibrant hommage à ce qu’il a été et représente, il règne un climat sain au sein de l’UDH-YUKI. Le peuple congolais est témoin. Personne à l’UDH-YUKI n’est prêt à trahir l’idéal politique du leader. Au contraire, tout le monde travaille dans ce sens, à son étage.

Alors, pour l’honneur de ce grand homme, qui doit être mis sous terre avec des honneurs dignes de son rang, taisez-vous s’il vous plait. Et laissez à l’UDH-YUKI, à ses cadres et à ses alliés, sur la base du testament du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS de construire la nouvelle ossature pour les combats à venir. Ils seront féroces. Il n’y a qu’à voir les premières heures de ce gouvernement illégitime. Nombreux parmi vous insultaient matin, midi et soir, le président de l’UDH-YUKI. Ne nous apprenez pas ce que nous devons faire.

J’ai ainsi osé malgré les consignes du bureau politique.

Oleg Fabrice KIESSILA,

Ancien conseiller en communication et relations publiques du directeur de campagne du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS.

 

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