23/11/2014

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*** Blaise campaoré vient de tomber, a qui le tour prochain?? ****

Marien Ngouabi : Les petits secrets d’un odieux assassinat…

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Qui a assassiné le président Marien Ngouabi ? Trente-trois ans après, les congolais en sont encore à s’interroger sur ce qui s’est réellement passé, ce 18 mars 1977. L’enquête a-t-elle piétinée, on le pense le moins. Les pistes se sont toujours refermées, chaque fois que l’on a voulu démasquer les commanditaires.

La thèse la plus plausible, la plus avancée et donc probable, conduit à une élimination vicieusement préparée par l’élite militaire, chapeautée par ceux-là même que le commandant Ngouabi aura pistonné  l’ascension, et considérait comme ses frères. Tous ceux qui ont essayé ou tenté de faire jaillir la vérité, sont morts, dans des circonstances souvent mystérieuses. Son fils aîné, Marien Ngouabi JR y compris. Quelques jours à peine après avoir livré des détails troublants, corroborant ainsi la thèse de l’assassinat hors de la résidence présidentielle. Même Albert Roger Massema, le président de la commission assassinats à la conférence nationale souveraine n’a pas échappé à la saga. Inouïe

L’ex-résidence présidentielle comme mausolée n’a pas calmé les esprits. Même la couleuvre du « martyre » n’a pas fait mouche. Ngouabi était un homme de bonnes manières, simple, un peu naïf et sincère, surtout courageux. Il a toujours expliqué sa démarche en public, les meetings c’est là qu’il échangeait avec le peuple. Il n’accordait pas trop d’intérêt au matériel. Sa silhouette frêle, sa petite taille enfilait régulièrement un training pour faire le jogging dans les rues de  Brazzaville, saluant au passage ceux qu’il rencontrait. Il n’était d’ailleurs pas rare d’apercevoir sa petite silhouette sur un terrain de foot. Il était un président à part, très loin de ces  nouveaux milliardaires des tropiques.  Aussi, les congolais  s’impatientent toujours de connaître les circonstances de sa tragique disparition.

On  célébrait à grand frais l’anniversaire de la mort de Ngouabi,  jusqu’à ce que la conférence nationale souveraine organisée en 1991 batte le rappel à la modération et réhabilite les autres chefs de d’État.  C’est le soir du culte.  Plus de sirènes à longueur de minutes, chaque 18 mars. Comme  quatorze ans auparavant.  Aujourd’hui, le musée Marien Ngouabi est comme à l’abandon. L’endroit n’est plus comme du temps du mythe du « martyre ». D’ailleurs d’autres  macchabées, trois (3) précisément  y ont fait leurs entrées. Et le commun des congolais de murmurer que le maître des céans a certainement été transféré nuitamment vers une autre destination.  Improbable mais, en tout cas, pas impossible.(1)

Début mars 1977, soit exactement neuf ans après son accession au pouvoir, les promesses faites n’ont pas été réalisées. Marien Ngouabi commence a pensé qu’il a peut être parlé un peu vite. Les mutations promises doivent attendre. D’autre part, des écarts dans son entourage le chagrinent. Il n’ose pas en parler. Il pense même qu’on en veut à sa personne, son accident  en hélicoptère l’aura fait mûrement réfléchir. Il en est presque sûr.  Sa petite phrase « Lorsque ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa propreté et son unité qu’en le lavant avec ton sang» , prononcée au cours d’un meeting de l’union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC), se révèle une manière de convaincre ses conspirateurs qu’il est au courant de leur macabre projet.

Personne n’a jamais cru que Ngouabi allait  briser le silence. C’était une mise en garde. Mais elle avait aussi son revers. Sur le fond, c’est certain, il venait de signer son arrêt de mort, il le savait. Les ennemis étaient ses compagnons d’armes, des apparatchiks du  parti congolais du travail (PCT) qui venaient d’essuyer des uppercuts à travers le discours du chef de l’exécutif. Des militaires  qui avaient perdu son oreille et son estime. La conspiration et la curée contre lui  allaient continuer, certainement plus qu’auparavant.  Ses frères, les militaires nordistes avaient  fini par comprendre  que le commandant Ngouabi   s’apprêtait à leur tourner le dos, à leur faire résistance. Le président Ngouabi n’était pas prêt à faire machine arrière. Le pouvoir pour la famille et le clan, il ne voulait plus le favoriser.

Et lorsque son prédécesseur  Alphonse Massamba-Débat qui le  sait en danger, le prévient, il comprend la gravité de la situation. Il est même surpris par cette marque d’attention de la part  de celui qui  l’avait,  huit ans auparavant fait mettre aux arrêts et rétrograder  soldat deuxième classe, celui qu’il considérait comme un ennemi. Dès lors, Ngouabi se confie au doyen. Il lui fait part de ses craintes, de ses rêves et de ses pressentiments. Massamba-Débat  propose alors de l’aider par la prière.     Il insiste même pour que le  chef de l’Etat se donne la peine d’assister him-self à ladite séance de prière, à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville. Le hic, Ngouabi est marxiste, il ne peut se rendre à une séance de prière, de surcroît dans une église. Mais son prédécesseur insiste et parvient à l’en convaincre. Une solution est vite trouvée. Ce sera non pas à l’église mais au domicile de Massamba-Débat. Pour éviter que  la nouvelle sur cette séance d’imposition des mains ne s’ébruite, il envisage d’y aller seul. Finalement, ils conviennent qu’une escorte lui soit  envoyée. Ce sera donc des hommes de Massamba-Débat, précisément le capitaine Barthélemy Kikadidi.  Ngouabi  le connaît, il donne son accord.  Il promet même de laisser des consignes au palais pour leur faciliter l’entrée.

Conspiration, trahison et menaces de déballage…

De ce qui précède, on comprend que l’assassinat de Marien Ngouabi le 18 mars 1977, est un crime crapuleux. Qui aura également coûté leurs vies à des innocents qui ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment: l’ex-président Alphonse Massamba Débat, le cardinal Émile Biayenda, le capitaine Barthélemy Kikadidi et tant d’autres. La pièce essentielle de l’énigme, c’est la junte militaire qui a assuré l’ordre à sa disparition, le comité militaire du parti (CMP). Pour un mouvement monté à l’improviste, les rôles étaient plutôt mieux repartis. Par ailleurs, les enquêteurs agissent vite, mieux qu’au cinéma. Massamba Débat la tête à claques en prend pour son compte. Sur la charrette quarante-quatre autres personnes.  La scène du crime, tel que le rapporte la version officielle ne tient pas debout. L’inculpation de Massamba-Débat  a été vite déterminée. A croire que le CMP était pressé de clore le dossier. On aurait pourtant pu, puisqu’un chef d’Etat en fonction venait d’être assassiné, organiser un procès public. Pour permettre à l’opinion de connaître la vérité et le mobile de ce crime. Des négligences qui confirment la mort programmée et sans aucun doute, qui  laissent  penser à l’accusation d’innocents.

Comment, en effet croire qu’un commando qui veut éliminer un chef d’État en fonction, se rende au su de tout le monde au palais, se fasse installer au salon,  si rendez-vous n’avait pas été pris.  Et comment, donc le président Ngouabi pouvait donner son accord pour rencontrer ce commando?  Il y a anguille sous roche.

A la vérité, la vraie-fausse culpabilité de Alphonse Massamba Débat n’est que le fruit d’une conspiration de la haute hiérarchie militaire de l’époque. Un moyen détourné  de cacher un petit meurtre entre amis. Le coupable devait venir du voisinage. Dès le début de l’enquête, et  mieux que  dans les polars du cinéma hollywoodien, les « fins » limiers de la criminologie congolaise, avancent les noms des coupables. Sans qu’aucune preuve tangible de l’implication des coupables  ne soit  fournie. Magie !

On pensait résoudre l’énigme à la conférence nationale souveraine. Mais, les surprises ont été au rendez-vous. D’abord des auditions à huit clos au lieu de la plénière. Au finish, Monsieur le président de la république, dénis Sassou Nguesso qui, comme jésus avait pris les pêchés du monde,  a fait le mea-culpa avec son fameux « j’assume ». Quelques sourires, des claques amicaux aux conférenciers les plus remontés, des photos souvenirs avec tout le monde. Même avec le président de la commission assassinats,  qui décédera quelques temps plus tard. On lave les mains, et le tour était joué.  Le décor planté. Vous avez dit, réconciliation !

En 2006, la question de la refondation de l’ex-parti unique, le PCT  est sur toutes les lèvres. Un dur du régime,  poussé à bout, le bouillant Lekoundzou, s’entête à tenir un congrès, contre le gré de Mpila, la résidence privée de Sassou érigée en présidence. Il y laisse des plumes, la garden-party est boycottée. Il n’a pas aimé.  C’est justement ce qui fait ressurgir le fantôme de Marien Ngouabi. Une association  « Marien Ngouabi éthique », trente ans après ? Et pourquoi, diantre,  Lekoundzou, celui-là même qui aura occupé la plupart des postes clés du gouvernement, dès après l’assassinat de Marien Ngouabi est-il soudain devenu un « rebelle » au sein même du PCT ? Un poil à gratter. La mèche est lâchée.  De quel héritage, Lekoundzou  croit-il berner les gens?   En réalité, Lekoundzou croit tenir Sassou en joue.  «  Marien Ngouabi  éthique » n’est en fait qu’un chantage,  l’arbre qui cache la foret.  La piste qui mène à la reconstitution de la mort de  Marien Ngouabi.  C’est un rappel, celui des  gratifications promises aux personnes  qui avaient, de loin ou de près participé  à la mort de Ngouabi.


Et là, la légende du commando conduit par le capitaine  Barthélemy Kikadidi qui entre librement au palais, tue le président sans s’emparer du pouvoir, s’évapore.  Quand il s’est senti lésé, au profit de jeunes loups, Lekoundzou itihi Ossetoumba a menacé de déballer le dossier noir du Congo avec son« Marien Ngouabi éthique ». Mais il a vite déchanté. Pour le reste,  on parle de descentes des forces de l’ordre au domicile de Marion Madimba Ehouango, le SG de « Marien Ngouabi éthique ». Lekoundzou, le parrain de ladite s’est retrouvé client régulier des toubibs.  Et son entourage de rouspéter  l’empoissonnement.  Evacué en France, il est resté plusieurs mois sous traitement. On a signalé son retour au Congo en fauteuil roulant. Depuis, Chat échaudé craint l’eau froide. Et on dirait  même qu’il a perdu sa langue.

On a fait un  très mauvais procès à Massamba Débat et à tous les autres. Les assassins, les véritables se font fait  la guerre. Il y a d’une part la race des « élus » heureux et  des « exclus » mécontents, d’autre part. Certains sont morts, pour avoir menacé de passer aux aveux. D’autres sont vivants, ils font du grenouillage, en vain. Ils revendiquent leur participation au complot contre Ngouabi, mais celui qui a le plus profité du crime, les ignore complètement. Il sait une chose, ils sont tous poings et mains liés, ils couleront ensemble. Au nom de l’éclatement de la vérité et du sang innocent qui a coulé.

L’assassinat de Marien Ngouabi, les exécutions de  Massamba Débat et du Cardinal Émile Biayenda et autres, représentent une conspiration sans précédent qui ne doit pas rester impuni. Ils ont surtout, contribué, si certains l’ignorent à cristalliser les haines au Congo Brazzaville, entre le nord et le sud. Ils ont détruit le Congo. D’où donc la nécessité de reconstituer ce puzzle pour détendre la haine accrue. Nul n’est au-dessus de la loi.

(1) - Le cimetière tabou

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Massamba Débat : Un sort bien tragique, un si long silence….

Nous sommes en face d’un des plus grands mystères du Congo. Ses restes mortels n’ont jamais été rendus, sa tombe n’a jamais été désignée. Mais  sa mémoire a été réhabilitée en 1991 par la conférence nationale.

L’histoire est embarrassante. Le cadavre d’Alphonse Massamba Débat, ci-devant deuxième président de la République du Congo n’a, à ce jour,  jamais été restitué à sa famille. Pourtant tout le monde est formel, il a bien été  torturé puis assassiné. Fait rarissime, même sa réhabilitation par le biais de la conférence nationale souveraine organisé en 1991, n’a pu mettre en lumière cette disparition qui dérange tant les consciences. Les autorités congolaises, ce n’est pas un secret de polichinelle, n’ont jamais pris d’initiatives  pour retrouver le lieu de son ensevelissement. On est toujours sans réponse, à la fois de ce qui s’est réellement passé après sa condamnation par le CMP. Une véritable énigme.

Sa famille le voit pour la dernière fois le 18 mars 1977, quelques heures seulement après l’assassinat du président Marien Ngouabi.   Vingt trois ans après sa disparition, les versions les plus saugrenues circulent, les quolibets les plus invraisemblables au sujet de sa mort.  On cherchant, en fouinant sur ce qui s’est réellement passé, en déblayant voici ce qu’il en résulte. Nous sommes en 1977, Marien Ngouabi, le capitaine putschiste ne se considère plus comme l’homme de la situation. Une secousse politique interne au sein même du PCT l’inquiète et lui fait craindre le pire. Plusieurs événements semblent en témoigner. Il en est sûr. Après avoir longtemps décrié l’attitude de ses compagnons d’arme, il se rapproche de son prédécesseur, il tient même  à remettre de l’ordre dans l’appareil administratif.  Il a d’ailleurs sa petite idée.  Mais c’est sans compter que, ses faits et gestes sont surveillés, sa ligne est sur écoute, des éléments même de sa garde son à la solde de ceux qui lui en veulent à mort. Il envisage sérieusement de restituer le pouvoir sur la base d’une entente. Le cardinal Emile Biyenda, archevêque de Brazzaville est dans les secrets. Il promet son appui et encourage Ngouabi, dans l’intérêt du pays.

Du  coup, lorsque le chef de l’Etat, Marien Ngouabi, est assassiné, dans son palais, le 18 mars, le (CMP), comité militaire du parti qui prend le pouvoir présente Alphonse Massamba-Débat comme l’instigateur de cet assassinat. Il est arrêté à Boko, jugé précipitamment au secret par un tribunal militaire, et exécuté, le 25 mars 1977. Détails ! Dénis Sassou Nguesso est à la tête de ladite cour martiale. La même qui a donné le feu vert de l’exécution. Mais qui donc a dirigé le peloton, c’est le tabou. Celui qu’un club de copains  garde méticuleusement. Les seuls pourtant capables d’en dire d’avantage. Ils étaient onze, seuls quatre sont décédés( François Xavier Katali, Martin Mbia, Nicolas Okongo et Pierre Anga), tous les autres sept au total, dont l’actuel homme fort de Brazzaville, sont toujours en vie (Jacques Joachim Yhombi-Opango, Denis Sassou-Nguesso,  Louis Sylvain-Goma, Raymond Damase Ngollo, Jean Michel Ebaka, Pascal Bima, Florent Tsiba).

Le corps de Massamba Débat n’a jamais été rendu à sa famille et personne n’a témoigné, à la Conférence nationale souveraine qui a réhabilité sa mémoire, pour indiquer l’endroit où il aurait été inhumé. Des sources le disent assassiné, dépecé en menu morceau et jeté aux fauves du parc zoologique de Brazzaville.

D’autres  indiscrétions prétendent, qu’il a été froidement abattu, les yeux crevés par un peloton sur les ordres du comité militaire du parti, la junte qui s’est emparée du pouvoir à la mort de Marien Ngouabi. Les mêmes affirment qu’il a été enterré au petit matin. Les commanditaires de son exécution, pour l’effacer à jamais dans les mémoires et empêcher la découverte de ses restes se seraient empressés   de faire construire à l’endroit  où il git l’actuelle académie militaire. L’hypothèse est plausible. L’espoir de retrouver ses restes  s’évapore au gré des disparitions de ceux qui connaissent la vérité et dont l’objectif premier semble être, d’étouffer à jamais ce forfait. Pourtant, la disparition de  Massamba  Débat  et la non-Restitution de ses restes, si le Congo et les Congolais l’ignorent, fait beaucoup de mal au Congo et à l’Afrique. Quels intérêts d’empêcher depuis trente-trois ans,  à une famille de faire son deuil. C’est sous le régime de Pascal Lissouba que l’on a commencé à commémorer, officiellement, sa mémoire. Mais sa réhabilitation est à demi-teinte, le seul souvenir visible qu’on a du deuxième président du Congo, c’est le stade qu’il a construit, baptisé en son nom , il y a quelques années à peine.

De l’ascension à la reculade…

Massamba Débat vient au monde  en 1921, dans le petit  village Nkolo, sur la route de Boko près de l’actuel district de Boko, dans le département du Pool, il avait reçu une formation d’instituteur à l’école Edouard Renard de Brazzaville, après des études primaires à l’école régionale de Boko. Il exerce ensuite sa carrière d’enseignant de 1945 à 1948 au Tchad. Il dirige les écoles de Mossendjo et de Mindouli entre 1948 et 1956 après son retour au Congo, avant d’enseigner à l’école laïque de Bacongo à Brazzaville.  Il  fait  ses premiers pas en politique au sein du Parti progressiste congolais (PPC) de Jean Félix Tchicaya.  Ensuite, il fait une pirouette et rejoint l’UDDIA, l’union démocratique de défense des intérêts africains, parti nouvellement créé par Fulbert Youlou, dès 1956. Alphonse Massamba-Débat  est propulsé, c’est l’ascension qu’il espère, il est lancé.

Désormais, l’instituteur est  directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale. Nous sommes en 1959. Les fées sont penchées sur son chemin, la même année il est élu président de l’Assemblée nationale. Il reste au perchoir jusqu’en 1961, avant de devenir ministre du Plan et de l’équipement dans le gouvernement de Fulbert Youlou.  Mais le jeune  loup  ne mâche pas ses mots, il ne se contente pas que d’obéir. Déjà, il trouve Fulbert Youlou envahissant, exigeant, un peu égocentrique et même impopulaire. A nouveau, il opte pour la  pirouette.

En 1963, la rue gronde, la tension populaire est telle que la pression monte de plus en plus. Dans la foulée, se murmure le départ de l’Abbé Fulbert Youlou. On le soupçonne d’être une marionnette des occidentaux. Mais on ne sait qui pourra le remplacer. Le prélat y croit, il pense que cette tension ne durera pas longtemps, que les choses rentreront dans l’ordre. Que la vie reprendra, avec lui au palais. Que nenni ! Les choses se corsent. Le 13 aout 1963, une foule monstre prend position sur les abords du palais du peuple. Aux premiers rangs des syndicalistes.

Et lorsque le 15 août 1963, l’Abbé Fulbert Youlou est contraint d’abdiquer, les têtes pensantes de la grande muette congolaise, David Mountsaka et Alfred Mouzabakani, jettent leur dévolu sur Alphonse Massamba Débat, la seule personne qu’ils considèrent à même de prendre les destinées de l’Etat. C’est coup férir et sans surprise qu’il s’installe au pouvoir.  Et quelques mois plus tard, au terme d’une élection, le nouveau président est plébiscité à 100% en décembre  de la même année par un vote du Conseil national de la révolution.  Les premières années sont louées, il travaille pour le peuple, initie de grand travaux. Le Congo connaît un essor industriel considérable. Ouvrant ainsi l’accès aux emplois.  En 1964, les couacs commencent, Alphonse Massamba-Débat porte sur les fonds baptismaux le premier parti unique du Congo indépendant, le Mouvement national de la révolution (MNR). Il  aligne  le Congo dans la voie du socialisme, le rapproche par la même occasion  de la Chine et de Cuba. Du coup, les relations diplomatiques avec les Etats-Unis d’Amérique, prennent un coup de froid. De même avec le proche le Congo Kinshasa, les rapports se corsent. Au point de susciter l’expulsion  des Congolais de Brazzaville de l’autre rive.   Aux bonnes œuvres succèdent bien vite les coups bas. Il entame l’élimination de la pépinière, des jeunes cadres formés en Europe, il multiplie les moulinets. Les  étudiants conviés à venir se mettre au service de la patrie, disparaissent, dès leur arrivée à Maya maya, l’aéroport de Brazzaville, sans laisser de traces. On reproche alors aux tenants du pouvoir et à ses deux mamelles, la Défense civile, et la JMNR, sa jeunesse   les éliminations de l’élite intellectuelle.

Le Rubicon est franchi avec les assassinats du président de la Cour suprême de l’époque, Joseph Pouabou, du procureur de la République Lazare Matsokota, et du directeur de l’Agence congolaise d’information Anselme Massoueme.  Marien Ngouabi, alors jeune officier  trouve alors une brèche et parvient à le chasser du pouvoir en 1968. Tout commence par un partage du pouvoir.

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DOMINIQUE KOUNKOU : « Nous savons tous, le sort que Sassou et sa clique ont fait d’Emile BIAYENDA. Le Vatican s’en souvient»

Juriste, sociologue, pasteur auteur et homme politique, Maitre Dominique Kounkou, candidat recalé à la présidentielle congolaise de 2009– qui espère un sursaut patriotique dans son pays, le Congo-Brazzaville. Il tire à boulets rouges sur le régime Sassou à travers son site CAP-initiative, il se fait volontiers, la « voix des sans voix ».  Il ne cache pas non plus son avis sur le régime de Sassou. Selon lui, le chemin d’avenir tant prôné, n’es ni plus ni moins que    » la route de l’enfer », alors il estime que son rôle à lui est de de préparer le chemin du vrai bonheur des congolais; selon lui, « seule une prise de conscience comme en Tunisie pourra lever le grand vent du changement. Mais il précise que la faim, la souffrance et les humiliations empêchent les congolais de trouver aujourd’hui la force de se relever et de dire « non ». L’avocat d’ajouter que Sassou et son monde ont réduit les congolais au rang de simple mendiants. Maître Dominique Kounkou insiste pour que ses compatriotes cessent de se faire berner par le faux Or qui brille à M’pila (la résidence privée de Sassou)

Maître Nkounkou, bonjour ! Depuis l’élection présidentielle vous restez secret ?

Comment pouvez vous dire cela, alors que je m’exprime régulièrement sur www.capcongo.org qui est le site officiel d’Initiatives Africaines et que j’interviens de façon hebdomadaire sur Africa n°1 Mais sans doute, avez-vous raison de suggérer que mes interventions devraient être relayées davantage dans les médias africains et européens.

Vous semblez avoir une ambition contrôlée ?

La démarche politique que j’ai entreprise depuis 10 ans, repose sur la seule ambition déclarée de la politique de l’honneur. C’est une base fondamentale qui ne se satisfait ni de tergiversations, ni de déclarations tonitruantes et trébuchantes et encore moins d’effets d’annonce. Mon ambition que vous dites « contrôlée » et celle d’aider mon pays à recouvrer liberté et démocratie de manière à faire du Congo « un laboratoire pour l’Afrique »

« Une fois qu’on les affamé, on leur fait des offres alléchantes. Comme le plus souvent l’opposition congolaise est animée par les citoyens pauvres, la main tendue rencontre la main ouverte de celui qui a trop faim. »

On a, aujourd’hui comme l’impression que l’opposition congolaise est frappée d’une grande sclérose ?

A l’instar de beaucoup de partis politiques d’ici et d’ailleurs, le blocage provient du fait que tous les postulants politiques veulent être « Calife à la place du Calife » alors qu’ils conviendraient qu’ils soient les servants du peuple et accompagnateurs des leaders de demain, que sont les jeunes congolais d’aujourd’hui.

Certains congolais ont perdu l’enthousiasme né de la conférence nationale, ils reprochent ainsi à certains leaders de l’opposition leurs accointances et leurs visites à M’pila et à Oyo ?

La conférence Nationale a tellement focalisé l’espoir de tous les congolais, que « l’eau de boudin » à laquelle elle a tourné, ont écœuré les plus fervents partisans de la démocratie. Seule une prise de conscience populaire (comme en Tunisie) pourra lever le grand vent du changement. Mais comment voulez vous que des êtres plongés dans la faim,  la souffrance et l’humiliation puissent trouver encore la force de se relever ?

Sassou et son clan ont travaillé d’abord à appauvrir tous les Congolais et particulièrement ceux des opposants qui n’ont pas la ténacité d’accepter les souffrances qu’acceptent les véritables libérateurs des peuples dans le monde. La stratégie a bien marché. C’est cousu du fil blanc.

Une fois qu’on les affamé, on leur fait des offres alléchantes. Comme le plus souvent l’opposition congolaise est animée par les citoyens pauvres, la main tendue rencontre la main ouverte de celui qui a trop faim. Je ne condamne personne. J’ai un peu pitié de ces citoyens qui sont pris dans ce piège fatal. Je souffre pour eux. En route, ces citoyens perdent la virginité et la fraîcheur de leur détermination. Alors, ils sont obligés de rentrer dans une démagogie qui affaiblit leur force vitale : dehors, ils critiquent Sassou, dans les cercles du pouvoir on rit d’eux. Aucun homme, aucune femme ne résiste longtemps à un tel conflit intérieur.

L’argent n’est qu’une énergie qui ne doit pas être maîtresse d’un engagement politique, mais à son service.

Quand je le dis sur des sites, je reçois en retour des insultes. Cela ne me gêne pas. Mais tôt ou tard, ils verront que leur force intérieure diminue et va en s’épuisant. Le peuple, pour qui on désire la libération, s’en aperçoit. Peu à peu, il se démarque.

C’est dommage d’en arriver là. Mais si nous sommes vraiment honnêtes avec nous –mêmes, nous verrons que depuis un quart de siècle cette machine infernale fonctionne à broyer les ambitions des hommes et des femmes imprudents qui se laissent attirer par le faux or de  Mpila : tout ce qui brille n’est pas de l’or, mes amis. Alors, méfiance !

« Seule une prise de conscience populaire (comme en Tunisie) pourra lever le grand vent du changement. Mais comment voulez vous que des êtres plongés dans la faim,  la souffrance et l’humiliation puissent trouver encore la force de se relever ? »

Pensez-vous qu’il existe encore au Congo des hommes du peuple, des politiciens de conviction, capable de ne pas se laisser adouber par le pouvoir mais de rester fidèles à leurs engagements du bien et de la justice pour tous ?

OUI sans aucun doute…Nul ne peut être condamné à l’immobilisme. Même ceux qui se sont laissé adouber par le pouvoir ont droit à un plan B, s’ils ont compris le piège dans lequel, ils sont tombés. Même si on cherche à la torche actuellement ces hommes et ces femmes fidèles dans leurs engagements, je suis convaincu que ce qu’il leur manque pour se révéler, c’est de découvrir un homme qui ne les trahira pas. Un homme capable de supporter les humiliations et les sacrifices et qui ne cèdent pas aux vents violents des pressions, d’ici ou d’ailleurs. Auprès d’un tel homme, ils auront la sécurité politique pour pouvoir s’exprimer, agir sans crainte et marcher librement vers la libération du Congo. Avec mon équipe, quand nous faisons le point sur les consultations -timides au début, puis appuyées du site-, nous interprétons cette venue comme une recherche de cette sécurité politique qui leur manque. Nous n’avons pas d’autres ambitions que de créer ensemble un mouvement qui dépasse les cadres des partis traditionnels et qui suscite de la sécurité à tous les enfants du Congo qu’ils soient de l’est, de l’ouest, du nord ou du sud du Congo. Vous savez, dans un mois j’ai cinquante huit ans. A cet âge, on ne joue pas avec sa vie, ni avec celle des autres, encore moins celle de tout un peuple. Je ne cherche pas mon intérêt. Mais je vis constamment avec une question : le pays qui nous a été confié pour le laisser en héritage à nos enfants, le trouveront-ils dans l’état où je le vis ? Je vais vous faire une confidence, je vis de la même manière mon travail d’Avocat en Europe et également mon ministère de Pasteur. De plus en plus des femmes et des hommes comprennent le sens de mon engagement. Plusieurs téléchargent sur « Youtube » le clip « Bongisa mboka ». Dans le secret, ils mettent en pratique notre mot d’ordre To bongisa mboka. Les Congolais se cachent pour vivre. On me vante souvent les richesses de mes compétiteurs. Moi je ris.

Ce n’est pas à moi d’être riche, c’est au peuple de devenir riche. Moi j’apporte l’Esprit qui vivifie, le souffle qui permet de respirer, la résistance dans le Combat qui fait entrer dans la pleine délivrance, dont notre peuple a tant besoin.

On ne vous a pas trop entendu sur l’arrêt de la cour de cassation de Paris sur l’affaire dite des biens « mal acquis », êtes-vous confiant quant à l’aboutissement de cette procédure ? Croyez-vous vraiment que les choses en changé, pour ce qui est de l’impunité des dirigeants africains ?

Je vous renvoie, a contrario de votre affirmation, aux deux textes que j’ai écrit à ce sujet et qui ont été lus par nos 6 000 lecteurs mensuels : QUI t’a donné ce pouvoir le 16 /11 2010 et l’éditorial qui a suivi l’annonce de l’arrêt de la Cour de Cassation. Je crois qu’il s’agit d’un signe fort que j’ai appelé le beau regard de la justice sur les sassous et consorts. Naturellement, un arrêt ne suffit pas à changer le système de l’impunité des dirigeants africains. Il faut plus. Il faut que les peuples eux-mêmes décident de chasser ceux qui se croient au-dessus de toutes lois et qui se croient le nomos de la vie de tout un peuple. Je salue avec déférence le peuple de Tunisie qui sut chasser Ben Ali. Je vous prends aussi à témoins vous les jeunes congolais et surtout vous les jeunes journalistes, pour voir à quel point une communication bien gérée, arrive à détrôner ceux qui se sont   ériger comme les prêtres de la corruption qui commence à gangréner toutes les couches de la vie congolaise. Quand je souhaite à Sassou, bon effet Ben. Je suis très sérieux. Cela lui fera du bien. Ce bourreau d’aujourd’hui est une victime d’hier qui en lui-même en a assez de vivre la vie qu’il a vécue, jonchée de crimes politiques et de trahisons.

Le Vatican a dernièrement nommé des cardinaux, le Congo a été malheureusement aux abonnés absents. Il s’est consolé de Mgr Laurent Mossengo qui a même été invité à Brazzaville pour y célébrer une messe. Quelle lecture en faites-vous ?

De mémoire de congolais, nous savons tous le sort que Sassou et sa clique ont fait du Cardinal BIAYENDA dont le procès en canonisation est en cours. Je crois que le procès congolais sur la mort de Biayenda n’a jamais eu lieu. Je pense que les Congolais oublient que la mort des siens est une chose grave pour Dieu. Le Vatican lui s’en souvient.

Le gouvernement congolais a entamé une véritable croisade contre la corruption, croyez-vous en la réussite de celle-ci ?

Pour lutter contre la corruption, il faut l’éradiquer drastiquement depuis la tête jusqu’à la base et je doute fort que Sassou (grand corrupteur en chef) soit décidé à s’autocensurer. Soyons réaliste, ce n’est ni de Sassou, ni de son clan, ni de son équipe dont la doctrine est nzéla ya mo kusé (le court chemin de l’enrichissement) qu’il faudrait attendre l’éradication de la corruption. C’est de nous le peuple que doit partir un tel élan. Nous aurons des échos dans le monde où l’éthique, la transparence et l’équité commence à être compris comme la source de la paix, la confiance et la richesse.

Dans une de vos signatures, « la création d’un peuple de mendiants »,vous affirmez, « quand Sassou se déplace dans les villages, il y a une malle d’argent à l’arrière dans un véhicule spécial du cortège…il puise dans la malle et jette derrière lui des billets, que le peuple si respectable se dispute. Un tel acte est-il vraiment possible ?

Depuis des lustres la pratique de la caisse noire, du pot de vin et de la corruption en général, fait partie intégrante du mode de gouvernance au Congo. Avec Denis Sassou Nguesso, la discrétion n’est même plus de mise et pire, le symbole ostentatoire de la corne d’abondance qu’il met en scène, asservit davantage le « peuple mendiant ». « Il vous appartient, vous les journalistes, de faire de l’investigation pour que, par vos Publications, vous fassiez cesser ces pratiques rétrogrades contraires à la gestion de l’intérêt public. »

Ma réponse est nette : Faites vous-même votre propre enquête, en suivant le cortège du dictateur lors de ses déplacements en région et prenons date pour infirmer ou confirmer mes propos.

La Tunisie est à l’affiche depuis la fuite de Ben Ali, pensez-vous les congolais capables d’un mouvement semblable… ?

En dictateur averti, DSN multiplie depuis quelques semaines les promesses d’eau, d’électricité, d’emploi et de nourriture et plonge le peuple dans l’espoir attentiste d’une réalisation qu’il voit commencer. Mais qui ne verra pas d’aboutissement. Pourquoi les mensonges d’hier seraient ils moins crûs que ceux d’aujourd’hui ?

Pour sortir de cet endormissement, il faut enseigner le peuple congolais à savoir où est le vrai, où est le faux. Mon père m’a raconté l’histoire du refus de payer les trois francs d’impôt. Ce peuple a résisté malgré les coups des colons. Mon père m’a aussi parlé du refus de recevoir, du colon, des avantages, des semences et tout autres dons coloniaux, car il voyait le côté corrosif. Il faut enseigner le Congolais à refuser le don.

Personne n’a élevé une famille avec le don d’autrui, mais avec son propre travail. L’Afrique qu’on a mis au régime du don, s’embourbe chaque jour. Quand Clinton avait fait sa tournée africaine, son conseiller, le Pasteur Jackson disait à l’Afrique « Trade not Aid ». Je dis la même chose au Congolais: refusez l’aide de ce gouvernement, mais exigez le travail et le juste commerce de vos productions. La vérité vous rendra libre.

Propos recueillis par  Valence DOUDANE

© Afrique Tribune.fr


Commentaires  

 
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